masquer
Article

Vie à deux : tout ce qui fâche

Le 31/08/2009 à 00:00:00
Vues : 464 fois JE REAGIS

La vie de couple est un travail à plein temps, un chemin parsemé d'embûches. Mais on peut contourner l'obstacle.

Les statistiques ne sont guère folichonnes : un couple sur trois divorce en France, un sur deux dans les grandes villes. Fatalité ? La biochimie veut que des hormones comme la dopamine, les endorphines, la phényléthylamine etc., qui dopent le sentiment amoureux, cessent d'agir après trois années de vie conjugale... Dans « Petits arrangements avec l'amour » (Ed. Odile Jacob), Lucy Vincent explique que l'amour s'épuise en trois ans. Ensuite, c'est la chienlit, tous ces petits défauts qu'on adorait et acceptait sous l'influence des hormones bienveillantes deviennent des vices rédhibitoires. Alors, comment font les couples qui durent ? Ils apprennent à passer le cap. Qui a dit pas cap' ?

Qui c'est ce Paul ? Rien ne donne plus envie de fuir qu'une laisse, un collier, un fil à la patte, un boulet. Les « tu fais des heures sup' maintenant », « qui c'est ce Paul » et autres « j'ai essayé de te joindre, tu n'étais jamais là », ça crispe et ça braque. Si Paul est son amant, elle ne va pas le dire, et c'est de toute façon trop tard pour s'en inquiéter. Si c'est le petit nouveau de la compta, elle s'en fiche tellement qu'elle juge totalement inutile de discuter de son cursus entre le risotto et le tiramisu. Se faire harceler sur son emploi du temps comme à l'entrée en 6e, ça donne envie de faire des bêtises. Pour garder du sable dans la main, rien ne sert de serrer le poing. Les grains si fins filent entre les doigts, plus vite encore que dans un sablier. Tandis qu'en gardant la paume grande ouverte, le sable reste. C'est un jeu d'enfant. Qui a dit qu'on était adulte ? Quand on aime, on a toujours 20 ans.


Tu te laisses aller Ce n'est pas parce qu'on a dit oui devant le maire, Dieu, témoins et amis qu'il faut croire que c'est gagné ! Allez hop, c'est plié, on a hameçonné et pêché sa moitié, et maintenant qu'elle est dans le bocal conjugal, attachée par l'anneau 18 carats, on peut tomber le masque. Traiter sa compagne comme un copain de régiment, ou son chéri comme une amie d'enfance, ça ne le fera pas. Entre la confiance et la confidence, l'être à l'aise et le laisser-aller, il y a un fossé piège à couple. Le désir de l'autre, son envie, son admiration, son respect, sont à reconquérir chaque matin. Et ce n'est pas en s'éclatant les points noirs devant la glace de la salle de bains ou en se traînant en savates qu'on y arrive. Think sexy : abdos fessiers tout le monde. Chéri, tu montes ? Et comment, j'y cours !

Tout ce qui est à moi n'est pas à toi Quand on l'a épousé, concubiné ou pacsé, on savait pertinemment qu'il ne baissait pas la lunette ou qu'elle se servait du rasoir pour ses gambettes. Il ne rebouche jamais le dentifrice, elle ne referme pas le pot de moutarde. C'est comme ça. Ça ne sert à rien de crier. On peut tenter de se réunir à Genève, à Evian, ou à Grenelle, faire intervenir les amis et la belle-famille, rédiger des moratoires, coller des post-it sur le coupe-chou, taguer les toilettes, hurler comme une hyène ou minauder comme une minette, rien n'y fera, c'est trop tard. Alors on passe l'éponge et à autre chose. Parce que franchement, c'est quoi un petit bouchon de plastoc au regard d'une belle love story ?

La vie des animaux Il est fortement déconseillé de parler à son animal de compagnie en des termes plus affectueux qu'à son compagnon. « Il est gentil, Jean-Médor, il aime sa maîtresse lui ... » n'est rien moins qu'une flopée d'insultes à la face de l'autre. La version chat à son pépère n'est pas plus recommandable. Si Monsieur veut parler à Madame, mieux vaut éviter de transiter par son animal, façon Gabin et Signoret. Ou alors, on expérimente des jeux de rôles : elle glisse comme une chatte sur un toit brûlant, il tire la langue du loup de Tex Avery. C'est beau la vie des animaux.

Par La rédaction

Réagir à cet article

Par anonyme | Me connecter




générer une nouvelle image