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Dépannage d'urgence : méfiez-vous des escrocs !

Le 25/08/2012 à 07:51:15
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Toilettes bouchées, serrure cassée, chaudière en rade… Pour trouver un bon réparateur et éviter de vous faire plumer, apprenez à déjouer les arnaques.

Dénicher un artisan sérieux

Ce n’est pas toujours une mince affaire, surtout dans les grandes villes. Face à l’urgence, on peut être tenté d’appeler le premier venu. Une mauvaise idée. « Il faut se méfier des artisans qui font trop de publicité et qui laissent par exemple leur carte dans le hall des immeubles ou dans les boîtes aux lettres », explique Alain Kirichian, président du Synadep (Syndicat national du dépannage à domicile). Le mieux est de faire appel à un artisan que l’on connaît ou qui est installé depuis longtemps dans le quartier.

Il n’est pas disponible ? Demandez conseil auprès du gardien de votre immeuble ou de votre syndic.

Autre solution : appeler sa compagnie d’assurance. Elle vous conseillera un artisan faisant partie de son réseau. Méfiez-vous néanmoins des réparateurs qui se disent agréés par les assurances. « C’est totalement bidon », conclut Alain Kirichian.

Vous pouvez également faire confiance à la dizaine d’entreprises membres du Synadep (www.synadep.fr).

Avant l'intervention

Au téléphone, demandez clairement ses tarifs au réparateur. Combien pour le déplacement ? Quel taux horaire pour la main-d’oeuvre ? Le devis est-il payant ? S’ils proposent des forfaits, assurez-vous qu’ils comprennent bien le prix de la main-d’oeuvre pour ne pas être doublement facturé. N’hésitez pas à mettre en concurrence plusieurs entreprises. Méfiez-vous néanmoins de celles qui proposent des tarifs trop attractifs. « Elles risquent ensuite de vous faire payer les pièces à prix d’or », souligne Alain Kirichian. Enfin, si le réparateur arrive chez vous avec une bonne caisse à outils, c’est déjà rassurant.

Après l'identification de la panne

Un technicien sérieux doit vous expliquer toutes les solutions envisageables. Son diagnostic vous semble-t-il cohérent ? Il doit aussi vous présenter un devis clair et précis. S’il ne le fait pas, demandez-le. Au-delà de 150 euros, ce devis préalable est d’ailleurs obligatoire. Il doit comporter la mention « Devis reçu avant l’exécution des travaux ». Prenez le temps de regarder le prix des pièces à changer. Un petit coup d’oeil sur Internet vous permettra de vérifier que leur montant n’est pas abusif. Certes, les prix sont libres, mais il y a parfois tromperie.

« Un robinet vendu 10 euros chez Castorama ou Leroy Merlin peut être facturé jusqu’à dix fois plus cher par des escrocs », remarque Alain Kirichian. Vous pensiez que vous vous en tireriez pour une centaine d’euros pour un simple évier bouché. Le dépanneur, lui, vous assure que « c’est grave ». Il propose de changer entièrement la plomberie de la salle de bains pour plusieurs milliers d’euros. Prenez le temps de réfléchir. De manière générale, si le devis ne vous convient pas, ne le signez pas ! Contentez-vous de payer au réparateur son déplacement et faites appel à un autre artisan.

Au moment de payer

Ne signez jamais de devis présenté après l’exécution des travaux. À partir de 25 euros, le réparateur a l’obligation de vous remettre une facture bien détaillée avec les tarifs et le motif de l’intervention, l’heure d’arrivée et de départ du technicien, le temps travaillé, l’état des lieux, les réparations à effectuer, ainsi que le décompte des fournitures. En dessous de ce montant, c’est à vous de la réclamer. Refusez de payer en espèces, même en échange d’une réduction, afin de garder une trace de la transaction. Conservez si possible les pièces remplacées. Elles peuvent être utiles en cas de contestation.

Quels recours ?

Si vous êtes en désaccord avec le prix facturé, envoyez dans un premier temps à l’entreprise une lettre recommandée avec accusé de réception. Précisez que vous avez fait parvenir une copie de cette réclamation à la direction départementale de la protection des populations (DDPP). Si elle fait la sourde oreille, portez plainte auprès de la DDPP en fournissant tous les éléments prouvant la tromperie.

Par Solenne Durox

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