Baclofène : une étude prouve son efficacité contre l’alcoolisme
Une étude publiée cette semaine dans la revue Alcohol Alcoholism a mis en évidence l’efficacité du baclofène pour soigner l’alcoolisme. Une première victoire pour ce médicament habituellement utilisé en neurologie mais qui aurait vaincu la dépendance à l’alcool de bon nombre d’anciens alcooliques.
Le baclofène s’impose peu à peu comme un médicament crédible pour soigner l’alcoolisme. Ce relaxant musculaire habituellement utilisé pour traiter des pathologies neurologiques a la réputation de guérir l’addiction à l’alcool sans fournir aucun effort depuis que Olivier Ameisen, professeur de cardiologie à l’université de l’Etat de New York, a écrit le best-seller Le Dernier verre dans lequel il affirmait avoir battu son propre alcoolisme grâce au médicament. Si beaucoup d’anciens alcooliques partagent son point de vue, les addictologues sont toujours sceptiques quant à l’efficacité de ce remède prétendu miraculeux.
Une étude publiée cette semaine dans la revue Alcohol Alcoholism va peut-être mettre tout le monde d’accord. Elle révèle en effet l’efficacité du baclofène, qui, pris à forte dose, soigne la dépendance à l’alcool en coupant l’envie de boire aux personnes concernées par ce fléau. Menée par le professeur Philippe Jaury (université Paris-Descartes), et le docteur Renaud de Beaurepaire (Centre hospitalier Paul-Guiraud de Villejuif) sur 132 patients, tous de gros consommateurs d’alcool, l’étude met en évidence qu’après un an de traitement avec le baclofène, 78 d’entre eux avaient complètement arrêté de boire et 23 étaient devenus des buveurs modérés.
Cette étude était en quelque sorte le premier test officiel d’efficacité du baclofène et il faut bien admettre qu’elle constitue une réussite, d’autant que le seul effet secondaire notable constaté est une forte somnolence des patients, surtout en début de traitement. Le chemin vers la commercialisation est en revanche encore long puisque de nouveaux tests devront être réalisés à une plus grande échelle pour s’assurer que le médicament ne présente réellement aucun danger.
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Enfin l'essai clinique lancé ! Quelle bonne nouvelle… Il était temps. Mais il serait si utile qu’en parallèle de cette étude double randomisée, les malades soient soignés sans attendre. Nous pouvons témoigner que le baclofène fonctionne. Après 11 mois horribles d’essais de toutes sortes, nous avons assisté à une guérison en 4 semaines de traitement au baclofène, sans aucune bienveillance du monde médical proche, avec la seule aide de la lecture du DERNIER VERRE, du Pr Ameisen et celle d’Aubes (www.baclofène.fr). Tant de temps gâché ! Tellement de désespérés à sauver, de familles à secourir, de souffrances à éviter !
Bonjour, Le BACLOFENE, ça marche ! J'ai été guérie en 29 jours, du 14 novembre 2011 au 15 décembre 2011. Et ce, après 20 ans d'alcoolisme sévère. Je vouerai au Pr Olivier AMEISEN, mon incommensurable reconnaissance jusqu'au dernier jour de ma vie. Il m'a sauvé et a déjà sauvé des milliers de personnes de diverses dépendances. Un grand MERCI, Monsieur AMEISEN.
Mettre tout le monde d'accord, je pense qu'on en est loin. Cet article présente les mêmes données et les mêmes résultats que 2 articles publiés il y a un an et que tout le monde connaissait déjà. Cela n'a rien changé, les essais trainent depuis 2009, freinés par les responsables de la SFA, FFA et l'AFSSAPS. Il est vrai que le Nalmefène est en demande d'obtention de l'AMM et que le baclofène risque fort de nuire à sa commercialisation. Lundbeck, le laboratoire qui doit commercialiser ce médicament sous le nom de Selincro, a été choisi par Biotie pour ses relations étroites avec les prescripteurs !! Sylvie Imbert - Association BACLOFENE - http://www.baclofene.org - http://www.baclofene.com
J'ajoute que les ES dus au Baclofène à haute dose, ne sont rien en regard de ceux dus à l'alcool.
Bonsoir Il semble que le Prof. O. Ameisen porte la responsabilité concernant l'essai clinique pas encore "lancé". Je crois qu'il se tire dans ses propres jambes. C'est très souvent le cas pour des personnes qui ont des troubles d'alcoolisation. Je sais de quoi je parle. Blasius