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Contraception

Campagne nationale : ce qu’il faut savoir sur la contraception d’urgence

Le 20/06/2012 à 19:28:58
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Le grand nombre de grossesses non désirées notamment chez les jeunes femmes inquiète l’Inpes et le ministère de la Santé qui ont décidé de lancer une campagne nationale pour les informer sur la contraception d'urgence.

Malgré les différentes méthodes de contraception disponibles sur le marché pharmaceutique en France, la pratique de l’avortement ne diminue pas. Conscients de cette situation, le ministère de la santé et l’Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) lancent une campagne nationale sur la contraception d’urgence. Le but est, par le biais de cette campagne, d’informer les femmes sur les techniques existantes de contraception d’urgence.

Pour toucher un large public, la campagne prendra la forme de trois spots radio et de bannières web. Elle aura pour but de sensibiliser les jeunes femmes sur la contraception d’urgence, leurs modes d’utilisations et les différentes façons de se les procurer. Cette campagne de sensibilisation sur les contraceptifs d’urgence, sera diffusée à partir du 22 juin.

La contraception d’urgence en France

En France, la contraception peut prendre différentes formes. Il y a notamment les préservatifs pour homme mais également pour femme, la pilule, le stérilet, les patchs et d’autres encore. Cependant aucune de ces techniques n’est fiable à 100% et il arrive que des femmes tombent enceintes malgré leurs utilisations ou à cause d’un oubli. C’est dans ces circonstances que ces femmes peuvent avoir besoin de contraceptifs d’urgence lorsque la grossesse n’est pas désirée.

Les femmes ne désirant pas mener à termes leur grossesse se tournent le plus souvent vers ce qu'on appelle communément la « pilule du lendemain ». Sous forme d’une pilule, ce contraceptif d’urgence se prend par voie orale. Mais les femmes peuvent également avoir recours au dispositif intra utérin (DIU) au cuivre. Il s’agit d’une sorte de stérilet mais qui n’est efficace que si l’ovulation n’a pas encore eu lieu.

5 jours pour agir

En 2005 une étude montrait que c’était près de la moitié des femmes françaises qui était mal informée sur la contraception d’urgence. A l’époque, 40% des Françaises déclaraient ne pas savoir le délai d’efficacité de ces contraceptifs et aujourd’hui encore ce chiffre n’a presque pas diminué. Cette campagne devrait permettre de remédier à cela en informant plus précisément les femmes.

Avant les femmes disposaient de trois jours, après le rapport, pour obtenir une ordonnance et de cinq jours pour se procurer une pilule contraceptive d’urgence. Mais depuis 2009, la nouvelle pilule est normalement efficace à 95% pendant cinq jours après le rapport.

Une campagne orientée vers les 18-24 ans

Un constat alarmant révèle que ce sont surtout de très jeunes femmes qui sont concernées par les interruptions volontaires de grosses (IVG). Ainsi, en France, chaque année un tiers des IVG pratiqués, le sont sur des femmes âgées de 18 à 24 ans.

De plus, selon une étude menée en 2010, 48% des grossesses chez les femmes âgées de 18 à 24 ans étaient non désirées. C’est un pourcentage important qui explique pourquoi cette campagne cible particulièrement cette tranche de femmes.

La contraception d’urgence ne protège pas des IST

Si à la suite du rapport sexuel, la femme tombe enceinte, c’est qu’il y a eu rencontre entre un ovule et un spermatozoïde. Si cela paraît évident, certaines femmes oublient ce point pourtant important. Lorsque l’homme n’est pas un partenaire régulier et qu’il est impossible de connaitre ses antécédents médicaux alors la défaillance du contraceptifs est d’autant plus problématique qu’elle peut être à l’origine de la transmission d’infections.

L’utilisation de la contraception d’urgence permet aux femmes d’éviter une grossesse non désirée mais elle ne protège cependant pas des infections sexuellement transmissibles (IST). Il est donc primordial qu’elle se teste par une prise de sang ou par un frottis pour s’assurer qu’elle n’est pas contaminée.

Les mineures peuvent, elles, accéder à la contraception d’urgence en pharmacie, au planning familial ou à l’infirmerie de leur établissement scolaire.

Par Maëla Priolet

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