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Médecine

Cancer : découverte d’une molécule prometteuse

Le 29/08/2012 à 14:01:37
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Des chercheurs français ont mis en évidence une molécule prometteuse dans le traitement anti-cancer, qui limiterait la propagation des métastases. Les essais chez l’Homme pourraient commencer dans quatre ou cinq ans.

Elle s’appelle « Liminib » et pourrait, dans les années à venir, jouer un rôle important dans le traitement anti-cancer. Cette molécule, récemment mise en évidence par des chercheurs, est susceptible d’agir contre la multiplication des cellules tumorales et de limiter leur mobilité pour ainsi empêcher la formation de métastases. La propagation de ces dernières étant l’une des principales causes de décès chez les patients atteints d’un cancer, on comprend pourquoi cette petite molécule intéresse fortement les médecins…

Comment agit cette nouvelle molécule ?

Cette nouvelle molécule agit par le biais d’un nouveau mécanisme. Introduite dans l’organisme, elle inhibe l’enzyme « LIM Kinase », présente en excès dans certaines tumeurs cancéreuses envahissantes (carcinomes). Neutralisée, l’enzyme en question ne peut plus agir sur le développement des cellules, ni sur leur mobilité.

Cette découverte est le résultat d’un travail de dix ans pour des chercheurs français du CNRS, du CEA, de l’institut Curie et de l’Inserm, en collaboration avec des scientifiques anglais et australiens. Cette molécule a été identifiée parmi 30 000 molécules de la chimiothèque nationale française !

Quand pourra-t-on l’utiliser pour soigner le cancer ?

Des premiers travaux, dont le compte-rendu a été publié dans la revue américaine spécialisée Cancer Research, ont été réalisés chez des souris atteintes de leucémie. Les résultats montrent que Liminib agit sur plusieurs lignées de cellules cancéreuses, y compris certaines résistantes à la chimiothérapie.

Mais si ces premiers essais sont encourageants, ils doivent être poursuivis chez le rongeur avant d’être envisager chez l’être humain. « Si tout va bien, il faudra encore quatre ou cinq ans avant de pouvoir démarrer les premières études clinique chez l'Homme », précise à l'AFP Laurence Lafanechère (CNRS), co-auteur de ces travaux.

Par Thomas Levy

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