Éducation sexuelle : Vincent Peillon souhaite sensibiliser les jeunes dès la primaire
Le ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, souhaite que l’éducation à la sexualité dès l’école primaire devienne, enfin, « effective ». Elle est inscrite dans les programmes depuis 2001.
Le 26 octobre prochain, un groupe de travail devrait être lancé pour, entre entres, rendre « effective » l’éducation à la sexualité dès la primaire. Un projet initié par le ministre de l’Éducation, Vincent Peillon.
Une vingtaine de personnes constitueront ce groupe. Parmi eux, des représentants du Planning familial, des membres de l’association SOS-homophobie, une infirmière scolaire, un professeur des écoles, un pédopsychiatre, un chef d’établissement. Ils se retrouveront pour débattre le 26 octobre. Trois autres réunions seront fixées par la suite. Au cours du mois de janvier 2013, ils devront présenter leur plan d’action au ministère de l’Éducation.
L’éducation sexuelle est inscrite dans les programmes depuis 2001
Cela fait 11 ans que les « séances d'éducation à la sexualité » sont inscrites dans le Code de l’éducation. L’article 22 de la loi du 4 juillet 2001 relative à l’IVG (interruption volontaire de grossesse) précise qu’ « une information et une éducation à la sexualité [doivent] être dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séance annuelles ». De plus, une circulaire datant de 2003 ajoute que cette éducation est « légitimée par la protection des jeunes vis-à-vis des violences ou de l'exploitation sexuelles, de la pornographie ou encore par la lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes. »
Ce groupe de travail doit donc faire en sorte que la sexualité ne soit pas seulement traitée d’un point de vue biologique et préventif. En plus des questions relatives à l’avortement ou aux maladies sexuellement transmissibles, ces cours devront ainsi aborder la sexualité sous son aspect affectif.
Un dispositif pris à la légère par le corps enseignant
Bien que les séances d’éducation à la sexualité soient inscrites au programme, elles sont mises en place avec plus ou moins de sérieux par les établissements. Le corps enseignant n’a, en effet, pas forcément le temps ni les moyens de mener au mieux ces cours.
De plus, « les enseignants ne sont pas forcément à l’aise avec ces questions et n’y ont pas été suffisamment formés », précise Claude Lelièvre, historien de l’éducation et co-auteur du livre Les Profs, l’école et la sexualité (2005). Selon ses observations, « le sujet reste délicat et tabou ».
Pourtant, selon Valérie Marty, présidente de la Peep (Parents d'élèves de l'enseignement public), « il est important que l’école s’empare de la question ». L’éducation à la sexualité est d’autant plus essentiel pour elle, que la société a changé, confrontant les jeunes à des « images sexuées violentes [et à des] rapports filles-garçons difficiles ».
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A croire que pour ce gouvernement de bonobos, y a qu'un problème en France : la sexualité et les homos. Debile.