Euthanasie : comment François Hollande a-t-il relancé le débat ?
Aller plus loin que la loi Leonetti, voilà comment François Hollande a relancé le débat sur l’euthanasie. Encore un pas de plus vers l’accomplissement de ses promesses électorales.
Nul besoin de prononcer le mot pour que François Hollande annonce que le débat sur la fin de vie allait reprendre. Euthanasie, soins palliatifs... le Président a fait très attention aux termes qu’il employait lors de sa visite de la maison médicale Notre-Dame-du-Lac à Rueil-Malmaison.
La loi Leonetti comporte des limites selon François Hollande
Accompagné de la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, et de Michèle Delaunay, ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie, le président de la République a rendu hommage à la loi Leonetti, du nom du député UMP, mais il s’interroge sur les limites de cette dernière.
Certes, la loi Leonetti autorise un droit à mourir, mais n’y a-t-il pas des circonstances exceptionnelles non comprises par la loi, se demande François Hollande.
Aujourd’hui, les personnes malades peuvent refuser un traitement. De même, les médecins peuvent interrompre ou ne pas commencer un traitement qu’ils jugeraient inutiles. Seulement, le Président relève que, dans certaines situations, cette abstention thérapeutique ne suffit pas.
La douleur irréversible que peuvent subir certains malades nécessiterait peut-être « un acte médical assumé au terme d’une décision partagée et réfléchie ». Le débat est lancé. Sans jamais prononcer le terme « euthanasie », François Hollande annonce que des discussions méritent d’être engagées et, ce, dans l’apaisement.
Le terme « euthanasie » soigneusement évité par François Hollande
Le terme euthanasie est-il le mot que l’on ne doit pas prononcer, selon François Hollande ? Questionné à ce propos par un journaliste, le Président a déclaré simplement que « ce n’était pas le terme qu’il avait employé ». Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
Durant sa campagne, François Hollande n’avait pas parlé de légalisation de l’euthanasie et avait rappelé que ce mot évoquait une forme de suicide. Or, le Président affirme qu’il est impossible de tolérer qu’une forme de suicide soit acceptée.
Toutefois, la campagne électorale avait été la scène d’une autre proposition de la part du candidat Hollande. Ce dernier avait proposé que « toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable […] puisse demander, dans ces conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ».
Une nouvelle mission de réflexion sur l’euthanasie
Le dossier de l’euthanasie reste extrêmement sensible aujourd’hui en France. C’est pourquoi, François Hollande a chargé le professeur Didier Sicard d’une mission sur les soins palliatifs.
Médecin et religieux, le professeur est loin de faire l’unanimité notamment auprès des défenseurs du droit à l’euthanasie. Ces derniers craignent un énième débat sur la fin de vie qui esquivera l’enjeu majeur du respect absolu des volontés individuelles.
Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, a appelé à un referendum pour que les Français décident eux-mêmes de la légalisation ou non de l’euthanasie.
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Il ne faut absolument pas que cette loi passe !!!!
@Anonyme 18/07/2012 J'imagine que vous êtes loin du sujet avec de grandes idées théoriques sur la question pour souhaiter que des gens souffrent en priant en secret que tout s'achève au plus vite... Pourvu qu'on avance là-dessus au contraire !
Je suis bien d'accord, laissons les gens choisir! Il est normal que certains veulent mourir dans la dignité et non dans d'atroces souffrances.