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Santé

Faut-il encadrer les échographies non médicales ?

Le 26/06/2012 à 15:26:09
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Actuellement, les parents peuvent réaliser des échographies fœtales non médicales, mais le rapport de la HAS déconseille fortement cette pratique qui pourrait avoir des conséquences sur la santé du fœtus.

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) s’inquiète de l’engouement de certains parents pour les échographies fœtales non médicales, dites "de convenance". L'ANSM a alors été saisie par le gouvernement de cette question avec la Haute autorité de santé (HAS) et toutes les deux semblent défavorables à ce genre de pratiques. Elles estiment que l’échographie doit être uniquement réalisée par des professionnels de la santé.

« Un dispositif médical doit être utilisé à des fins médicales, sinon c’est un usage détourné », justifie le professeur Jean-Luc Harousseau, président de la HAS. La HAS a rendu public son rapport, lundi 25 juin, elle y explique que les échographies doivent être encadrées et réservées aux membres du corps médical.

De possibles effets néfastes sur le fœtus

Depuis 2005, L’ANSM met les parents en garde sur les risques de cette pratique et leurs déconseille son utilisation. De plus, le Collège des gynécologues et obstétriciens français déplore une exposition inutile voir risquée des fœtus aux ultrasons.

Nombreux sont les spécialistes qui s’inquiètent des risques d'une exposition prolongée aux ultrasons pour la santé du foetus. Les ultrasons ont un effet thermique pouvant entraîner une augmentation de la température des zones sondées. Cette augmentation de la température pourrait être dommageable pour le fœtus d’autant plus que ce sont des zones aussi fragiles que le visage et les organes génitaux qui sont exposées.

L’application du principe de précaution

L’ANSM a été chargée de rédiger un rapport sur la réalité des effets des ultrasons sur le fœtus. Ce rapport d’évaluation des risques n’a pas encore été publié. En attendant, les professionnels de la santé plaident en faveur de l’application du principe de précaution. Le principe de précaution prescrit de prendre des mesures préventives dans le cas où il pourrait potentiellement y avoir des effets néfastes sur la santé. Les effets néfastes n’ont donc pas besoin d’être prouvés, le doute sur leur existence suffisant à justifier la mise en place de nouvelles mesures.

Ainsi, depuis décembre 2011, le Collège des gynécologues et obstétriciens français réclame que la pratique des échographies soit réservée aux médecins et aux sages-femmes qui sont des professionnels de la santé. Il souhaite éviter toute dérive avec le développement d’un marché de l’échographie.

La HAS déclare d’ailleurs que le commerce de l’échographie sans visée diagnostique est contraire à la déontologie médicale.

Par Maëla Priolet

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