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Fish pédicure : attention au manque d’hygiène !

Le 25/04/2013 à 16:57:20
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Dans un avis publié le 24 avril, l’Agence nationale de sécurité sanitaire s’inquiète du manque d’hygiène de certains instituts spécialistes de la « fish pédicure ». L’institution demande « un changement profond et rigoureux des pratiques ».

Les poissons se posent sur nos pieds et mangent les peaux mortes. Ça chatouille, ça détend, ça adoucit la peau, bref, la « fish pédicure » c’est le top, le soin tendance depuis plusieurs années. Pourtant, elle ne serait pas aussi hygiénique qu’elle n’y paraît. Saisie par le ministère chargé de la Santé pour évaluer les risques liés à cette pratique, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié hier un rapport sur la question. Elle demande un encadrement de l’activité et souligne certaines dérives.

Fish pédicure : risque de transmission de mycoses et de verrues

La « fish pédicure » consiste à plonger ses pieds dans un bassin rempli de poissons et à les laisser venir savourer les peaux mortes. Le problème c’est qu’il n’existe aucune réglementation sanitaire et qu’il est impossible de désinfectée l’eau (sinon les poissons mourraient). Résultat : certains établissements ne renouvellent pas assez régulièrement l’eau de leurs bacs. Ce manque de rigueur favorise le risque de transmission de certaines pathologies. Parmi elles : les mycoses, les verrues ou les maladies de la peau. Il suffit qu’un client soit porteur de germes pour qu’il contamine les suivants.

L’Anses recommande à certaines personnes d’éviter la « fish pédicure », comme les diabétiques présentant des liaisons au niveau des pieds ou toutes personnes fragiles souffrant de plaies cutanées.

Fish pédicure : se renseigner sur l’espèce de poisson sélectionnée

Seul le Garra rufa doit être utilisé dans le cadre d'une « fish pédicure » . Ces poissons ne font que sucer les peaux mortes. Pourtant, certains instituts choisissent des poissons avec des dents, pouvant provoquer de petites plaies et ainsi augmenter le risque de transmission des bactéries (Le Parisien).

De plus, l’Agence sanitaire précise qu’« il n’existe pas de données spécifiques sur la présence et la prévalence de micro-organismes pathogènes chez les poissons Garra rufa commercialisés en France ». Des recherches devront être réalisées sur ce point.

Fish pédicure : ce que recommande l’Anses

L’Agence nationale de sécurité sanitaire demande « un changement profond et rigoureux des pratiques ». Elle recommande :

- l’installation de « bacs contenant une eau garantissant la protection contre les risques d’infection pour l’usager » ;

- la mise en place de procédures d’admission des usagers et d’hygiène (des usagers et de l’établissement) sous la responsabilité de personnels qualifiés ;

- « le contrôle et l’auto-surveillance du fonctionnement des installations, de la qualité de l’eau des bacs et de l’hygiène générale de l’établissement » ;

- « l’obligation de traçabilité des lots et le contrôle sanitaire des poissons » ;

- l’information objective du public et des personnels (y compris temporaires) sur les dangers encourus lors de cette pratique ;

- la formation des personnels.

> Des centaines d’instituts proposent des soins « fish pédicure » à travers le monde. En France, quelques dizaines d’établissements seulement respecteraient les conditions légales d’ouverture, selon l'Anses.

Lire aussi : Beauté, pédale douce sur les soins

Par Damien Rigat

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