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Justice

Intoxication d’un agriculteur au Lasso : Monsanto va faire appel

Le 15/02/2012 à 10:50:22
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Condamné lundi par le TGI de Lyon pour l’intoxication d’un agriculteur au Lasso, un puissant herbicide, Monsanto, le leader mondial de l’agrochimie, va faire appel de la décision. Il estime que le lien de cause à effet entre le produit et les symptômes de la victime n’est pas prouvé.

Après avoir été jugé responsable de l’intoxication d’un agriculteur français lundi dernier par le Tribunal de grande instance de Lyon, Monsanto va faire appel de la décision a déclaré un de ses représentants hier. Le leader mondial de l’agrochimie avait été condamné à indemniser la totalité du préjudice subi par Paul François, un céréalier charentais de 47 ans, qui en 2004 avait inhalé les émanations de « Lasso », un herbicide produit par la multinationale et interdit depuis 2007. Aspergé de monochlorobenzène, un solvant présent dans la composition du Lasso, en ouvrant la cuve d’un pulvérisateur de désherbant, il s’était retrouvé du jour en lendemain dans l’incapacité de travailler, victime de nausées, vertiges, bégaiements, troubles musculaires… La Mutualité sociale avait même fini par reconnaître ses troubles comme maladie professionnelle.

« Monsanto va faire appel de cette décision. Nous sommes déçus par la décision du tribunal », a déclaré sur France info Yann Fichet, directeur des relations institutionnelles de Monsanto France. Le procès en appel se déroulera dans un délai de plusieurs mois à un an. Contrairement à ce qui avait été déterminé en première instance, il estime que l’étiquette faisait état de la dangerosité du produit et surtout que le lien de cause à effet entre le Lasso et la maladie professionnelle de l’agriculteur n’est pas prouvé : « une analyse approfondie du dossier ne révèle à notre sens pas d'élément suffisant démontrant un lien de causalité entre l'utilisation de ce désherbant et les symptômes rapportés par M. François ».

Par Adrien Guiset

10 réactions à cet article
  1. avatar
    Publiée le 15/02/2012 à 11:37:39- par Anonyme

    Mosanto joue sa sainte-nitouche alors qu'ils sont responsables d'une perte de biodiversité des cultures (des semis stéréotypés bien comme il faut, pour que pas un poil de cul ne dépasse), de destruction de la ressource "sol" (même si l'agriculture intensive telle que nous la connaissons est la vraie coupable, Monsanto "n'utilise que" cette base posée par l'agriculture intensive pour développer son commerce malsain), ainsi que du développement de cancers chez les agriculteurs et personnes trop souvent en contact avec leurs produits. Je dis Monsanto, mais ces remarques s'appliquent à n'importe quel géant du phytosanitaires et de l'agriculture. On est dans un paradoxe sans fin. Pour des raisons "productivistes", on ne fait plus que de la grosse parcelle avec une seule culture. Résultat, on épuise le sol en oligoéléments que la plante a absolument besoin (le sol n'est pas une ressource infinie) et on favorise l'apparition de ravageurs spécifiques à la culture, vu qu'ils ont de la nourriture en abondance. Et pour contrer ceci ? On amende chimiquement (produits phytosanitaires, quand tu nous tiens). Le problème de ces amendements, c'est que ce sont entre autres des inhibiteurs du système nerveux. Et le produit ne va pas choisir de n'agir que sur un type d'insecte. Ah non, il tue tout. Du coup, on a des sols morts, sans biomasse alors que l'ensemble des sols du monde représente en masse près de 80% de la biomasse (poids des êtres vivants). Et le pire, c'est que ces produits viennent impacter par la suite l'eau que l'on boit (infiltration) et les écosystèmes aquatiques. Et ça ne choque personne, car comme disait un pédologue autrichien : "on boit l'eau, on respire l'air, mais le sol ne nous nourrit qu'indirectement, ce qui en fait le grand oublié de l'environnement". On a des blés, qui n'atteignent pas les 50 cm sans se casser la gueule, tellement leur structure fibreuse s'est délittée (voire les propos de Mr Claude Bourguignon). Il existe des alternatives naturelles, tel le lombricompost (qui permet une meilleure résistance des plantes aux pesticides), l'association de culture (telle plante est un répulsif pour le prédateur du blé, on associe les deux), la rotation des cultures (évite l'épuisement de certains oligoéléments en plantant une année sur deux, d'autres cultures, utilisant d'autres oligoéléments dans les sols) ou encore la mise en place de bande enherbée au lieu d'avoir des champs nus et vierges (favorise la retenue du sol, limite l'érosion, préserve donc les oligoéléments à un endroits donné). Il est même possible de n'utiliser l'amendement chimique en cas d'extrême recours, comme lorsque nous, humains, nous sommes malades. On vous bassine quoi à la télé ? Les antibiotiques, ce n'est pas automatiques, sinon ça ne fait plus d'effets. Et bien, il en est de même pour les phytosanitaires. Malheureusement, il n'est pas possible de faire prendre conscience à une partie des utilisateurs des sols de la nécessité de réformer notre utilisation de ces derniers. Et malheureusement, encore, les lobbys des chimiques, dont fait partie Monsanto ne vont absolument pas laisser de telles choses se produire. Comment faire ? Une décision à l'échelle européenne ou nationale ? Qui aurait les cojones ?

  2. avatar
    Publiée le 15/02/2012 à 11:58:13- par Anonyme

    Si les avocats de monsant estiment que le lien de cause à effet n'est pas prouvé. Peut-être peuvent-ils eux meme tester quelques inhalations de ce produit sur eux memes, histoire d'étayer leur certitudes ou invalider leur doutes.

  3. avatar
    Publiée le 15/02/2012 à 11:58:42- par Anonyme

    Je fais mon jardin bio avec ds graines d'anciennes espèces (association kokopeli) et bien, sans produits chimiques ou autres et je n'ai jamais eu de si bon légumes ! Bien sûr mes tomates ne sont pas si ronde... mais elles ont un goûts exceptionnelle ! Et en plus et bien les gaînes repousse pas comme les graines castrée F1 vendu par ces multinationales... Comment à fait la nature pendant ces millions d'années pour se reproduire !?

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    Publiée le 15/02/2012 à 15:43:38- par Anonyme

    Espérons que cette décision soit suivie en appel....

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    Publiée le 15/02/2012 à 16:20:11- par Anonyme

    Espérons même que la décision soit bien plus lourde, histoire de montrer à Monsanto qu'ils ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent en nous polluant de leurs produits chimiques et autres ogm ... Un reportage à voir qui était passé sur arte : "le monde selon monsanto". Vraiment très instructif ...

  6. avatar
    Publiée le 15/02/2012 à 16:25:24- par Anonyme

    pov agriculteur , il n'y a que lui qui ai été touche, il a du mettre le tete dans la cuve

  7. avatar
    Publiée le 15/02/2012 à 16:34:51- par Anonyme

    Heureusement qu'il n'a pas mis ses fesses dans le produit...

  8. avatar
    Publiée le 15/02/2012 à 16:40:12- par Anonyme

    Mais que vous êtes crédules. Mosanto va jouer les prolongations jusqu'à ce que le plaignant accepte un accord faute de moyens ou pire... qu'il décède. L'agrochimie c'est du très très lourd en poids financier.

  9. avatar
    Publiée le 15/02/2012 à 16:41:20- par Anonyme

    A moins qu'il n'ait une prédisposition génétique très particulière(vérifiable en test clinique), ou dysfonctionnement physique(vérifiable aussi), une présence très anormale de monochlorobenzène dans son corps(en vie) quatre ans après "l'incident" me semble relever soit de l'empoisonnement récent ou d'une tentative d'escroquerie. Perso je n'utilise pas de "traitement chimique" dans mon "potager perso", pas même de purin d'ortie, ni engrais/terreau, extérieurs. Mais à part les phytos/engrais chimiques(dont ceux du "Bio" moderne: grosse arnaque), vu les demandes du marché, les gros mangeurs de viande "tendre"(très trafiquée, molle...) et autres, comment peuvent faire les agriculteurs pour fournie tout ces gros "bien pensants écolos" déconnectés de la nature?

  10. avatar
    Publiée le 15/02/2012 à 17:09:15- par Anonyme

    Mosanto marche car les agriculteurs utilisent des pesticides, fongicides sans vergogne.Il se fiche bien du consommateur qui va le retrouver dans son assiette.Espérons qu' il en profitera pour se tourner vers une agriculture moins intensive et plus "naturelle".

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