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Santé

La chimiothérapie, contre-productive ?

Le 07/08/2012 à 07:06:19
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La chimiothérapie, dans certains cas, pourrait ne pas être efficace pour traiter le cancer. Au contraire, la tumeur apprend parfois à résister et se développe.

La chimiothérapie, utilisée comme traitement contre le cancer, pourrait ne pas être si efficace que cela. Selon une étude américaine, publiée dans la revue Nature Medicine, elle pourrait même endommager des cellules saines et les pousser à produire une protéine qui, au lieu de réduire la tumeur cancéreuse, la ferait grossir, résistant ainsi au traitement.

Cette découverte, réalisée de « manière complètement inattendue », a été faite alors que les chercheurs travaillaient sur la résistance à la chimiothérapie dans des cas de cancers métastasés du sein, de la prostate, du poumon et du colon.

Chimiothérapie, un effet inversé

Dans leur étude, les chercheurs ont dénoncé le rôle très important joué par les fibroblastes dans la cicatrisation des plaies et la production de collagène. Ces cellules, non cancéreuses, lorsqu’elles sont situées près d’une zone touchée et exposée à la chimiothérapie, changent subitement d’ADN. Elles produisent alors une protéine, nommée WNT16B, éradiquant les vertus du traitement. La tumeur cancéreuse peut donc se développer et se propager dans les tissus environnants.

"Nos découvertes montrent que le microenvironnement de la tumeur a un impact sur la réussite ou l'échec des traitements", précise Peter Nelson, l'un des coauteurs de l'étude. Il a d’ailleurs ajouté que l’environnement dans lequel se trouvaient les cellules cancéreuses pouvait déterminer la manière de réagir de ces dernières. Ainsi, si la chimiothérapie peut marcher dans un premier temps, elle peut s’avérer moins efficace au fil du temps, dû au phénomène de résistance.

Les recherches, menées sur des hommes atteints de cancer de la prostate, et des femmes ayant contracté un cancer du sein ou des ovaires, visent avant tout à orienter les démarches vers de nouveaux traitements à « doses thérapeutiques plus petites et moins toxiques ».

Par Mathilde Bourge

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