Obésité : 15 % des Français concernés !
D’après une enquête nationale, près de 7 millions de Français présentent une obésité en 2012, soit deux fois plus qu’en 1997.
L’obésité progresse en France, si l’on en croit les résultats d’une étude ObEpi-Roche réalisée auprès de 25 000 personnes âgées de plus de 18 ans. 15 % de la population est concernée en 2012 - soit plus de 6,9 millions de Français - et 32,3 % présentent un surpoids (IMC* compris entre 25 et 30). Par ailleurs, l’obésité de classe III, la plus grave (IMC supérieur à 40) concerne 1,2 % des Français de plus de 18 ans alors qu’elle n’atteignait que 0,3 % en 1997.
Les seniors et les femmes : les catégories les plus touchées
Si l'augmentation de l’obésité concerne toutes les tranches d'âge, elle touche davantage les seniors que les jeunes adultes. 6 % des 18-24 ans sont concernés par le fléau alors que 18,4 % des 64 ans et + le sont.
Depuis 2003, le constat est le même : la prévalence de l’obésité est plus importante chez les femmes (15,7 %) que chez les hommes (14,3 %). Cependant, après 55 ans, cette différence s’amenuise et les courbes des deux sexes tendent à se rejoindre.
Bonnet d’âne pour le Nord-Pas-de-Calais
En ce qui concerne les régions, le Nord-Pas-de-Calais présente le taux de prévalence le plus élevé (21,3 %), suivi de près par la Champagne-Ardenne (20. 9%) et la Picardie (20 %). Parmi les régions les moins touchées, arrivent en tête les Midi-Pyrénées (11,6 %), la PACA (11,7 %) et les Pays de la Loire (11,8%).
Les solutions du gouvernement : moins de graisse, des informations plus claires
Interrogé par Europe 1, le ministre chargé de l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, a dit vouloir signer un « pacte » avec les industriels du secteur alimentaire. Objectif : proposer aux Français des produits de meilleure qualité. Pour cela, réduire les quantités de sucre, de sel et de graisse dans les ingrédients, avec une attention particulière portée sur les biscuits, les snacks et autres produits directement reliés au grignotage.
Autre préoccupation : les étiquettes. « Nous allons travailler sur l’étiquetage pour faire en sorte que l’information donnée aux consommateurs soit plus simple, plus compréhensible », précise Guillaume Garot. Des codes couleurs sont notamment envisagés afin de permettre aux consommateurs de repérer en un coup d’œil ce qui est bon ou non pour leur santé.
Les négociations devraient débuter dès le mois de novembre, pour un accord prévu en 2013.
* IMC : indice de masse corporelle = poids / (taille x taille)
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