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Sexe : "Allo docteur, je n'ai plus envie..."

Le 26/08/2012 à 08:08:59
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Panne, baisse de désir, éjaculation précoce, autant de symptômes qui jouent les trouble-fêtes dans notre vie sexuelle. Pas de panique, il y a une solution à tout.

« Allo, docteur, je n’ai plus envie… »

Pour être tout à fait sincère, vous êtes davantage prête à vous faire une soirée crêpes qu’une soirée gouzi-gouzi. Et ça ne fait pas quinze jours que ça dure mais des mois… Le diagnostic est clair : vous êtes en panne de désir. La première chose à faire est de vérifier avec votre gynécologue que votre contraception vous convient bien : 40 % des femmes sous pilule constatent une baisse de désir. Si le problème ne vient pas de la contraception, il peut être psychologique. Et là, la première cause de rejet est le ressentiment à l’égard de votre partenaire : un mot blessant, une attitude insupportable et c’en est fini de la magie du corps à corps. L’émotion négative prend le pas sur le désir et c’est le désert. Parlez-en et envisagez, pour délier les langues, pourquoi pas une petite thérapie de couple. Évidemment, il peut y avoir des traumatismes plus profonds à éclaircir avec un spécialiste.

« Allo, docteur, je ne jouis jamais… »

Allez voir la sexologue en lui disant que vous ne savez pas ce qu’est un orgasme et elle vous fera d’abord passer un petit interrogatoire pour savoir si ce que vous dites est vrai. Un orgasme se caractérise par des contractions au niveau du vagin, de l’ordre de trois à douze. Chez certaines femmes, c’est carrément extatique avec des vagues qui parcourent tout le corps, pour d’autres par une sensation de bien-être mais sans plus. Du coup, elles se plaignent. Pour booster vos sensations, il vous faut muscler le périnée. Si malgré cela, c’est toujours le calme plat, c’est que la zone vaginale n’est pas hyper sensible. Intéressez-vous un peu plus au clitoris. Si vous ne savez pas où il est, demandez.

« Allo, docteur, j’ai des pannes… »

On peut difficilement se fier à votre organe tant son humeur est changeante. Même avec une compagne armée de patience, c’est gênant. Que faire ? Vous engager dans une psychothérapie qui ne viendra à bout de vos difficultés qu’au bout de dix séances minimum de visualisation et autres exercices. Mais le sexologue risque fort de vous prescrire dans un premier temps du Viagra, du Levitra ou du Cialis. Et ce, même si vous êtes jeune. Si, si, si. Car ces médicaments agissent comme un véritable starter : ils vous permettent de redémarrer instantanément, même si vous avez calé. En gros, ils permettent de repartir du bon pied, de surmonter l’obstacle et de reprendre une sexualité normale. Progressivement, vous diminuerez les doses jusqu’à vous passer complètement de béquille.

« Allo, docteur, j’éjacule hyper-vite… »

Avec vous en moins de deux minutes, l’affaire est pliée. Du coup, au lieu de rugir de plaisir, votre compagne fait la moue. Et vous évitez de plus en plus souvent de passer à l’acte. Erreur. Moins on fait l’amour et plus l’éjaculation risque d’être précoce. Mettez-vous donc au travail plusieurs fois par semaine mais pas n’importe comment. Sachez qu’on ne peut pas contrôler l’éjaculation, c’est donc sur l’excitation qu’il faut jouer. N’attendez pas, par exemple, d’être au top de la rectitude pour pénétrer votre compagne, faites-le plutôt dès que c’est mécaniquement possible. Laissez-vous caresser le visage, le cou, le corps en évitant les zones sexuelles, un bon moyen de diffuser le désir sans le pousser à son paroxysme trop vite. Enfin, lâchez prise et laissez votre compagne prendre les choses en main tranquillement, un bon moyen de gagner de précieuses minutes.

« Allo, docteur, je n’éjacule pas du tout… »

À moins d’être un adepte du tao chinois qui stipule primo qu’un homme qui n’éjacule jamais devient immortel, secundo qu’on peut jouir en dehors de l’éjaculation, ne jamais éjaculer est tout de même un problème. Consommateurs d’antidépresseurs et de cannabis, ne cherchez plus. Idem, si vous êtes un adepte de films pornos et de la masturbation compulsive qui va avec. Ces facteurs perturbent de manière considérable l’éjaculation. Si vous n’êtes pas dans ces cas de figure, essayez de faire des mouvements de va-et-vient plutôt lents, puis activez-vous pour faire monter l’excitation et laissez-vous aller.

« Allo, docteur, j’ai mal à chaque rapport… »

Rendez-vous chez le gynécologue pour vérifier qu’aucun problème biologique ne vient perturber votre sexualité. Si tout va bien, il se peut que vous ne soyez pas naturellement suffisamment lubrifiée. Pensez à utiliser des gels spécifiques disponibles en pharmacie. Si malgré cela, vous souffrez toujours au moment de la pénétration, vous êtes peut-être concernée par le vaginisme, une contraction musculaire trop intense et prolongée. Les spécialistes s’accordent à penser que c’est un « dysfonctionnement » d’ordre psychologique dont on peut venir à bout avec une bonne thérapie.

Par Alexandra Da Rocha et Ange Saint-Flour

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