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A notre santé

Un médicament sur deux jugé inutile, voire dangereux

Le 13/09/2012 à 08:34:46
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Dans un livre choc, deux médecins français révèlent que la moitié des médicaments consommés en France ne serviraient à rien, pire, certains nuiraient à notre santé ! Et tout ça, aux frais de l'Assurance maladie.

Avec la sortie de leur « Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux », Bernard Debré, député UMP de Paris, et Philippe Even, directeur de l'institut Necker, lâchent une véritable bombe dans le secteur pharmaceutique. Les deux médecins ont compilé pas moins de 20 000 études internationales, pour en arriver aux conclusions suivantes : 50 % des médicaments que nous utilisons sont « inutiles », 20 % « mal tolérés » et 5 % « potentiellement dangereux ». Et paradoxalement, 75 % d'entre eux sont remboursés. Entre 10 et 15 milliards d'euros sont ainsi gaspillés, chaque année.

Les familles de médicaments « inutiles ou dangereux »

« Disons-le d’emblée : ce guide n’est pas un livre, écrivent en préambule les auteurs, les professeurs Philippe Even et Bernard Debré. Il n’est pas fait pour être lu du début à la fin, mais pour être consulté, comme un dictionnaire. » Mais attention, les lecteurs vont peut-être découvrir que certains médicaments qu'ils consomment depuis longtemps ne servent à rien, voire nuisent à leur santé. C'est le cas notamment « des médicaments utilisés en psychiatrie, en neurologie, certains anti-inflammatoires, les antidiabétiques mis sur le marché depuis dix ans », estiment le Pr Even.

Autres familles inutiles et/ou dangereuses,  « les expectorants, les veinotoniques, les antitussifs ou encore les dilatateurs artériels destinés à oxygéner le cœur et le cerveau ».

Le cas des pilules contraceptives

Le guide pointe enfin du doigt les pilules contraceptives. Si celles dites de deuxième génération s'avèrent efficaces et ne présente pratiquement pas de risques, celles de troisième et quatrième génération sont toujours aussi performantes mais avec trois ou quatre fois plus de risques de complications. « Pour une fois, l’Etat a bien fait : il n’a pas remboursé celles qui comportent un danger. Mais il devrait même aller plus loin : ces pilules devraient ne jamais avoir été inscrites sur le marché », souligne le Pr Even.

Bernard Debré et Philippe Even avait remis un rapport au vitriol sur la réforme du système du médicament au président Sarkozy en mars 2011, suite à l'affaire du Mediator. Un dossier que devrait reprendre le nouveau gouvernement.

Par Julie Toury

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