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Santé

Un ménage à trois contre les maladies génétiques?

Le 21/09/2012 à 08:04:29
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Les Britanniques sont actuellement sondés sur une thérapie génique qui permettrait à des couples "à risque" d'avoir un enfant sans maladie génétique. Pas encore au point, cette technique soulève de nombreuses questions d'éthique.

Au Royaume-Uni, la population fait actuellement l'objet d'une vaste consultation. Depuis dimanche 16 septembre, les Britanniques sont sondés pour connaître leur opinion « sur une thérapie génique qui permettrait à des couples dont la mère risque de transmettre une maladie mitochondriale grave, à l'origine de troubles musculaires ou de problèmes cardiaques, d'avoir un bébé sain », explique Le Figaro.

Un fœtus : trois parents

Si la plupart des parents répondraient « oui » à cette question, reste à savoir comment cela serait possible... C'est là que les choses se corsent, particulièrement au niveau de l'éthique.

La solution proposée par les scientifiques est, pour les parents encourant un risque, de leur permettre de créer un fœtus à partir de trois parents. Une fécondation in vitro, testée uniquement sur les animaux jusqu'à ce jour, permettrait de féconder un embryon à partir de trois personne, « le père, la mère et une donneuse d'ovocyte nécessaire pour éliminer le risque de transmission des gènes défaillants ».

En claire, l'opération consisterait à prélever le noyau de l'ovocyte de la mère et de l'insérer dans l'ovocyte de la donneuse saine, préalablement vidé. Ainsi, le noyau de la mère acquiert une enveloppe saine, ce qui devrait normalement d'éviter toute transmission de maladie mitochondriale.

Toutefois, ce type de transfert n'est, pour le moment, qu'expérimental. Le Pr Royère, directeur procréation, génétique et embryologie humaines à l'Agence de la biomédecine en France, rappelle dans Le Figaro que « le risque est que la manipulation induise chez l'embryon de nouvelles pathologies ou anomalies, alors qu'on cherchait au contraire à obtenir un bébé sain ».

Même si les Britanniques se déclarent en faveur de cette technique, il faudra donc attendre trois à cinq ans pour que les méthodes soient perfectionnées sur l'homme.

La consultation prendra fin le 7 décembre et pourrait déboucher sur un projet de loi dès le printemps. Mais avant cela, les enjeux éthiques devront être abordés.

Par Maxime Quéma

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