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Jobs de rêve

Chercheur: la passion d'une vie

Le 30/09/2008 à 16:53:22
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Michel Brunet, paléoanthropologue:

Michel Brunet, son parcours, ses recherches et ses découvertes.

  • Mes amis les fossiles

Plus jeune, je désirais devenir médecin, mais je ne me voyais pas vivre entre quatre murs. J'avais pris goût à la nature pendant mon enfance et je voulais faire du terrain. Il y a plus de quarante ans, les ONG telles qu'elles sont aujourd'hui n'existaient pas. J'aimais les fossiles alors, de circonstance en circonstance, je suis devenu paléoanthropologue.

  • Des recherches à l'ouest

C'est en Afghanistan en 1978 que j'ai commencé mes recherches. A cette époque, on considérait que le berceau de l'humanité était en Asie mineure. C'est dans les années quatre-vingt qu'Yves Coppens propose une hypothèse géologique et climatique, «l'East Side Story». Tout le monde faisait des fouilles à l'est du Rift Valley. J'ai été le premier à tenter l'aventure à l'ouest. J'avais une hypothèse et je voulais la tester.

  • Toumaï est arrivé

C'est en 1994 que j'ai obtenu mon permis de recherche pour le Tchad. Nous avons trouvé Abel en 1995. Ce fut une surprise. Au lieu de mettre à jour un grand singe, nous avons découvert le premier représentant connu des australopithèques à l'ouest de la vallée du Rift. Mon objectif était d'aller plus loin. Nous avons alors trouvé des sédiments de faune et flore plus anciens, de 7 millions d'années. Je savais que j'allais trouver un hominidé. C'était une question de temps. En 2001, Toumaï est arrivé.

  • Profession paléoanthropologue

Ce métier, c'est un jeu de piste. On ne fait pas les choses au hasard, sinon on ne trouverait pas grand-chose. Je crois que la science est une histoire humaine. Les hommes ont besoin de rêve. Par des documentaires, par l'envie d'aller plus loin dans la connaissance de l'homme, on leur redonne du rêve.

  • Message à la jeunesse

J'aimerais adresser un message aux jeunes qui aimeraient embrasser ce métier. Je voudrais leur dire qu'il ne faut pas hésiter à prendre ce chemin car la science, c'est du rêve. La science n'a pas de frontières. Elle est universelle. Dans la mission franco-tchadienne dont je m'occupe, il y a dix nationalités et soixante-dix chercheurs. J'en suis à ma 47e année d'activité et je poursuis toujoursma remontée du temps.

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