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Droits

Fournitures : quels risques de se servir au travail ?

Le 29/05/2010 à 21:49:49
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Chiper une gomme par-ci, poster une lettre par-là… Faire au boulot comme chez soi peut avoir des conséquences que vous n’imaginez pas!

Se servir dans les réserves du bureau est devenu monnaie courante dans beaucoup d'entreprises. D'après différentes études menées en France, en Chine ou aux Etats-Unis, environ 1/3 des salariés avouent se servir dans les stocks. Et si les managers associent ces larcins à de la délinquance, pour les sociologues comme François Bonnet, c'est un moyen politique de résistance contre l'injustice au travail… Toujours est-il que pour la plupart des salariés, il est fréquent de ramener chez soi des fournitures trouvées sur son lieu de travail: stylos, enveloppes, capsules de café, timbres, ramettes de feuilles ou papier hygiénique.
Même à l’Elysée, il y a du chapardage ! En 2008, Nicolas Sarkozy aurait eu à faire face à une pénurie de stylos… Et avant lui, Jaques Chirac se serait retrouvé avec de gros frais de réapprovisionnement en petites fournitures. Bien qu'ils soient le plus souvent tolérés, ces «emprunts» ne sont pas un dû. L'addition de tous ces chapardages représente en effet un réel manque à gagner pour les entreprises qui y perdraient en moyenne 1% de leur chiffre d'affaires. Un employeur est donc en droit de sanctionner un employé contre ces mauvaises habitudes. Qu'il s'agisse de larcins ou de l'utilisation abusive du matériel de l'entreprise. Et notamment lorsque ces actes se répètent…

Par Carole Caillaud

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