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Politique

Présidentielle : le "contrat social" de la Fondation Abbé-Pierre signé par quatre candidats

Le 02/02/2012 à 11:20:41
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Quatre candidats à l’élection présidentielle ont signé mercredi 1er février le « contrat social pour une nouvelle politique de logement » de la Fondation Abbé-Pierre. Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou et François Hollande s’engagent ainsi à faire de la lutte contre le mal-logement une de leurs priorités.

L’enfarinage de François Hollande hier lors du discours sur le mal-logement Porte de Versailles à Paris a fait un énorme buzz dans les médias mais a malheureusement éclipsé une information essentielle en matière de politique sociale : Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou et François Hollande ont signé le « contrat social pour une nouvelle politique du logement » de la Fondation Abbé-Pierre. Ces quatre candidats à la présidentielle s’engagent ainsi à faire du logement un axe prioritaire de leur programme et à mettre en place en cas d’élection la dizaine de mesures énoncées par le document.

4 millions de mal logés en France

La Fondation peut se féliciter de cette reconnaissance, elle qui dans son 17ème rapport annuel a recensé près de 4 millions de mal logés ou sans abri en France. Un chiffre alarmant qui n’a pas laissé insensibles les candidats. Ces derniers s’engagent dans l’éventualité d’un quinquennat à faire construire 500 000 logements par an « dont 150 000 vraiment sociaux », renforcer la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) ou encore encadrer les loyers, surtout au moment de la fin du bail.

Des divergences chez les candidats en matière de logement

Les candidats ont par ailleurs profité de l’occasion pour présenter leur programme en matière de logement. Le contrat social de la Fondation Abbé Pierre en est la pierre angulaire mais certains ont d’ores et déjà annoncé qu’ils prendraient quelques libertés. François Bayrou a tenu à préciser que l’encadrement des loyers devrait être réalisé au cas par cas, le marché de l’immobilier n’étant pas le même partout : « mon objectif chiffré est contenu dans le contrat social de la Fondation que je vais signer. Même si je nuance l’encadrement des loyers : je préférerais un observatoire zone par zone qui soit opposable » a-t-il déclaré.

Jean-Luc Mélenchon a déjà annoncé qu’il musclerait les mesures de la Fondation, visiblement trop légères à son goût. Il s’est notamment prononcé en faveur d’une baisse générale des loyers et de la réquisition automatique des logements vacants. Quant à François Hollande, avant de finir sous un nuage de farine, il avait provoqué quelques sifflets du public en ne se déclarant pas contre les expulsions.

Nicolas Sarkozy, absent, était représenté par son conseil spécial Henri Guaino qui n’a pas fermé la porte à une signature du contrat social par le président de la République, et sans aucun doute futur candidat à sa propre succession.

Par Adrien Guiset

1 réaction à cet article
  1. avatar
    Publiée le 06/02/2012 à 10:31:10- par DANIEL74

    Nul citoyen ne peut et ne devrait revendiquer des droits sans accomplir son devoir même si des lois scélérates et électoraliste le permettent. La crise du logement est due aux lois qui surprotègent le locataire indélicat et des 1000 offices HLM en conflit d'intérêt permanent avec les élus. Et je ne parle pas des foncières diverses et de la CDC. Les logements existent, arrêtons le culte du gaspillage. Je sais de quoi je parle, j'ai visité pendant 40 ans des entreprises du bâtiment et des institutions pour vendre Bois et matériaux

Par anonyme | Me connecter




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