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Implants PIP : un salarié porte plainte pour blessures involontaires

Dossier
Le 13/07/2012 à 12:56:29
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RTL dévoile aujourd’hui qu’un ancien salarié de l’entreprise PIP porte plainte contre la société. Il accuse le gel des prothèses de lui avoir causé des cloques sur les avant-bras.

Jamais deux sans trois. C’est l’adage que vérifie en ce moment même la société PIP. Déjà accusée de blessures et homicides involontaires ainsi que de blanchiment et d’abus de biens sociaux, la société est de nouveau accusée de blessures involontaires par l’un de ses anciens salariés. La plainte a été déposée auprès du Parquet de Toulon.

Les anciens salariés en guerre contre les implants PIP

L’ancien salarié en est certain, les cloques sur ses avant-bras et ses mains sont causées par la manipulation du gel des implants PIP. Photos à l’appui, il souhaite se faire indemniser pour les problèmes de santé que lui a causé le gel frelaté des prothèses.

Une enquête préliminaire à d’ores et déjà été ouverte pour atteinte involontaire à l’intégrité de la personne. Nombreux sont les salariés qui s'inquiètent des conséquences de la manipulation de ce gel pour leur santé.

Le gel PIP contenait des substances nocives pour la santé

Le gel PIP va être soumis aux examens des experts médicaux. Ils vont étudier un à un les produits composants les prothèses pour en déterminer les risques éventuels sur la santé.

Grâce à l’enquête, on sait déjà que les produits utilisés étaient non purifiés. Personne ne s’est encore penché sur les risques possibles sur la santé de ceux amenés à les manipuler.

Le mélange de produits utilisés pour confectionner les prothèses fait peur. On y retrouve plusieurs huiles industrielles, fréquemment destinées aux matériaux de construction, aux composants électroniques ou aux carburants. Il est aussi possible de se retrouver face à de très puissants solvants tel que le White Spirit. Ce dernier pourrait être la cause de rupture des prothèses car même présent en une infime quantité il serait capable de perforer la coque en silicone des prothèses.

Cette nouvelle plainte va certainement ouvrir une nouvelle branche d’indemnisation à laquelle la société et son fondateur Jean-Claude va devoir faire face. La société Poly Implant Prothese n’a pas fini de faire parler d’elle.

Par Anne-Ségolène Brun

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