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Réévaluation

Prothèses PIP : le taux de rupture revu à la hausse

Dossier
Le 18/04/2012 à 07:56:36
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Une étude menée au Royaume-Uni estime que 15 à 33 % des prothèses PIP risquaient de se rompre. Les précédentes études ne prévoyaient que 2 à 5 % de ruptures.

Une étude britannique, publiée mardi dans le Journal of Plastic, reconstrutive and aesthetic surgery, revoit à la hausse le taux de ruptures estimé des prothèses PIP. Les premières études prévoyaient que 2 à 5 % des prothèses étaient susceptibles de se rompre. Les deux chirurgiens plasticiens, qui ont mené cette étude, affirment eux que ce taux pourrait s'élever à 15,9 %, voire 33,8 %.

Jan Stanek, l'un des deux chirurgiens, explique qu'ils ont basé leur recherche sur 453 femmes porteuses de ces prothèses PIP, datant de sept à douze ans. Elles ont toutes été examinées par échographie, ce qui permet une meilleure détection des ruptures de l'enveloppe externe de la prothèse qu'un examen classique.

En France, 20 % des prothèses PIP retirées

En France, les chirurgiens se sont mis d'accord pour dire qu'un implant avait une durée de vie de douze ans. Si, à la suite de cela, la prothèse n'est pas remplacée, elle risque de se rompre. Cependant, les implants aux normes sont remplies de gel conçu pour ne pas provoquer l'irritation des tissus environnants, contrairement aux prothèses PIP au silicone frelaté.

Toujours dans l'hexagone, un bilan effectué mi-mars par les autorités sanitaires estime qu'une femme sur cinq a retiré son implant. Dominique Maraninchi, patron de l'Afssaps, ajoute lors d'un entretien avec l'AFP, que 1986 ruptures ont été dénombrées, dont la moitié avaient moins de cinq ans, ce qui est « anormal ».

En décembre 2011, le gouvernement français avait recommandé aux 30 000 porteuses de prothèses PIP de les retirer, car le risque de rupture était trop élevé pour ces implants au gel de silicone irritant, utilisé illégalement, En revanche, le gouvernement britannique n'avait donné aucune consigne à suivre à ces 47 000 femmes porteuses au Royaume-Uni.

Par Mathilde Bourge

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