Quelques astuces pour reconnaître un plat fait maison

Le label “fait maison” est apparu sur les cartes de certains restaurants depuis mardi. Mais même sans le logo, il est possible de distinguer un plat élaboré sur place d’une barquette surgelée.

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Depuis mardi 5 juillet, les restaurants où tout est cuisiné sur place peuvent ajouter le logo "fait maison" à leur carte. ©ShutterStock

Depuis mardi 15 juillet, les clients peuvent s’appuyer sur le logo “fait maison” pour choisir dans quel restaurant ils préfèrent manger. Cependant, certains professionnels s’inquiètent déjà de la définition trop large permettant aux établissements d’afficher le label sur leur carte. Voici quelques indices qui devraient vous permettre de différencier un plat préparé à partir de produits bruts d’une choucroute en boîte.

Les indices avant d’entrer dans le restaurant

Privilégiez les cartes courtes : Au moment de réserver une table pour dix personnes, il est tentant de choisir un restaurant à la carte bien fournie pour que tout le monde y trouve son bonheur. Cependant, plus il y a de plats au menu, plus il y a de chances que le restaurant serve du réchauffé. En effet, un Chef qui cuisine des produits frais ne peut pas en stocker trop, au risque d’en jeter la moitié. Une carte réduite est donc (généralement) le gage d’une bonne gestion de produits frais (voire locaux). Si les fruits et légumes proposés au menu sont de saison, c’est encore mieux.

Jetez un coup d’oeil aux poubelles du restaurant : La pratique peut paraître farfelue et pourtant, elle pourrait révéler des indices sur la provenance des plats. Des poubelles remplies de cageots (pour fruits et légumes frais) sont le signe d’une cuisine faite sur place, contrairement aux barquettes de surgelés. Encore faut-il avoir accès aux poubelles du restaurant concerné…

Les indices une fois le plat servi

Gare aux sauces épaisses : La sauce de votre plat vous paraît lourde et coagulée? Il y a de fortes chances que ce soit du réchauffé. Une viande ou un poisson archi-cuit, à la texture élastique, bouillie ou “désintégrée”, révèle également une cuisson sous vide.

La cuisine d’assemblage plus difficile à repérer

Enfin, un restaurant peut servir de l’industriel “déstructuré”, soit un assemblage de différentes préparations. Par exemple, un poisson sous vide peut être servi avec une sauce au beurre blanc en sachet et des pommes de terre maison. Dans ce cas, le plat n’est ni complètement fait maison ni complètement industriel.

Mathilde Bourge