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Questions / Réponses Religion

Question de alx le 07/06/2009 Résolu !

Je n’ai pas donné d’éducation religieuse à mes enfants. Est ce nécessaire de leur donner des repères catholiques, musulmans ou boudistes?

meilleure réponse


par el_mexicano

Il est important d'avoir soit meme des repères et de pouvoir les transmettre à ses enfants afin qu'ils aient eux memes des règles à suivre.

autres réponses


par el_mexicano

Il n'y a pas que l’éducation religieuse …! La croyance religieuse est évidemment un droit légitime, constitutionnel et respectable. Je précise : a fortiori si elle a été choisie en connaissance de cause, plutôt qu’imposée, comme suite logique et traditionnelle du baptême … Mais il y a un problème : des psychologues religieux ont confirmé, sans doute à leur grand dam, que sans une éducation religieuse, forcément affective, basée sur la confiance et l’exemple des parents, la foi n’apparaît pas spontanément … ! C’était prévisible … L’éducation religieuse, sincère et « de bonne foi », est, elle aussi, légitime, mais elle est : - dogmatique, puisqu’elle impose la soumission à un dieu et à un texte « sacré », tous différents dans chaque religion, ainsi qu’une « vérité » absolue, à l’origine de l’intolérance, de guerres, …, alors qu’elle n’est que personnelle, partielle et provisoire, - exclusive, puisqu’elle occulte l’alternative de la laïcité philosophique, de l’humanisme laïque, de la morale laïque, de la spiritualité laïque, …, et qu’elle ne favorise donc pas l’autonomie, l’esprit critique, le libre examen , la liberté de pensée, les options laïques, … - communautariste, puisqu’elle n’incite pas à s’ouvrir à la différence enrichissante de l’autre et à une citoyenneté responsable. De nos jours, l’approche traditionnelle du phénomène religieux (philosophique, métaphysique, théologique, anthropologique, …) doit être complétée par une approche psycho-neuro-physio-génético-éducative. Il apparaît alors que l’éducation religieuse, renforcée par un milieu croyant unilatéral, laisse des traces indélébiles dans le cerveau émotionnel, ce qui anesthésie, à des degrés divers, le cerveau rationnel et l’esprit critique dès qu’il est question de religion, et perturbe donc le libre choix ultérieur des convictions philosophiques ou religieuses. L’éducation coranique, exemple extrême, en témoigne hélas à 99,99 % … Au-delà de l’origine psychologique de la foi (le besoin d’un « Père » protecteur, substitutif et anthropomorphique), l’IRM fonctionnelle tend à expliquer la persistance neurophysiologique de la sensibilité religieuse, par plasticité neuronale et synaptique et donc la fréquente imperméabilité de tant de croyants, notamment créationnistes, aux arguments rationnels et scientifiques. On comprend que des athées, comme Richard DAWKINS, ou des agnostiques, comme Henri LABORIT, en aient conclu que l’éducation religieuse est une malhonnêteté intellectuelle et morale … L’honnêteté intellectuelle exigerait au contraire que l’influence des parents, légitime mais unilatérale, soit compensée par l’école, au cours d’histoire ou de philosophie, par une information minimale, progressive, objective et non prosélyte, à la fois sur les options religieuses ET sur les options laïques, même si cela doit amener certains à conclure à l’existence imaginaire et illusoire de toute divinité ... Dans cette optique, l’enseignement confessionnel, survivance du Moyen Âge, apparaît comme élitiste, inégalitaire et obsolète. Il devrait donc fusionner avec l’enseignement officiel et devenir pluraliste, mais les religions, déjà en perte de vitesse, y perdraient de leur influence. Au contraire, en réaction à la laïcisation croissante de nos sociétés, elles s’emploient, certains media aidant, à reconfessionnaliser les consciences et à recléricaliser l’espace public (cf Jean-Paul II, Benoît XVI, le chanoine-président SARKOZY qui détricote la loi de 1905, … Par électoralisme, les politiciens inféodés aux religions refusent de modifier la Constitution belge, et de repenser les notions de neutralité, de (pseudo) liberté de conscience et de religion, et le « pacte scolaire « de 1958, inadapté à l’actuelle pluralité des cultures et des convictions. Michel THYS à Waterloo michelthys@base.be http://michel.thys.over-blog.org

par el_mexicano

Wow ! Il me semble que Mithys a une très bonne réponse, mais je vote pour la simplicité de la réponse de leloane D'un côté, leloane a raison, si toi même n'as pas des repères, tu ne peux pas les transmettre (c'est comme forcer quelqu'un à voter pour un parti politique quand tu ne vote pas pour le même). D'un autre côté, je pense comme mithys : L'éducation religieuse est une belle invention humaine et c'est simplement une question sociale si on veut la suivre ou pas. Bon courage !

par JanJan

Mes parents croyants, ne m'en on pas donné, s'arrêtant à leurs théorie de l'existence de dieu à laquelle je n'ai jamais cru. Pour ma part mes enfants apprendront l'histoire des religions à l'école ou par eux même et je suis ouvert à toutes leurs questions, après ils feront leurs choix.

par Anonyme

99,99 % à revoir ce chiffre...

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