Quick : l’arrivée du soda à volonté très critiquée

Quick va bientôt proposer à ses clients de consommer leurs boissons à volonté dans ses quatre cents restaurants français. Certains nutritionnistes crient au scandale. La marque essaie de se défendre comme elle peut.

0
1692
En partie responsable d'une prise de poids, les sodas empêcheraient de ressentir le sentiment de satiété. - crédit photo : Kzenon ©ShutterStock

D’ici 2015, des espaces de sodas à volonté vont être lancés en France dans la quasi-totalité des restaurants Quick, a indiqué à l’AFP Valérie Raynal, porte parole du groupe. Le dispositif inquiète les nutritionnistes.

Le principe est simple : les clients peuvent aller se servir en cola, en limonade, en thé glacé et en eau gazeuse ou plate autant de fois qu’ils le souhaitent au cours de leur repas. Quick teste ce système de « drink spot » depuis 2012 et, d’après ses observations, le concept est apprécié des consommateurs. Très répandue aux États-Unis, la formule existe également chez KFC, Ikea et dans certains clubs de vacances.

Proposer des sodas à volonté : un frein à la lutte contre l’obésité

Des spécialistes de la diététique critiquent le développement du dispositif, qui encourage enfants et adultes à consommer des boissons sucrées avec excès. « C’est un argument marketing qui va totalement à l’encontre des préconisations en matière de santé publique », indique au Parisien Serge Hercberg, professeur de nutrition à l’université de médecine Paris XIII (article payant). « Ce sont les populations les plus défavorisées et touchées par l’obésité qui sont en première ligne, s’indigne-t-il. Il faut lutter contre les inégalités sociales en matière de nutrition. »

Plusieurs études ont démontré les méfaits de la consommation excessive de sodas sur la santé. En partie responsable d’une prise de poids, ce type de boisson très riche en sucre empêcherait de ressentir le sentiment de satiété.

Sodas à volonté : Quick tente de se défendre

Pour rebondir face aux attaques des médecins, la porte-parole de Quick assure que l’augmentation des quantités ingérées en raison de la présence d’un espace « sodas à volonté » ne dépasse « pas plus de 10 % » chez la plupart des clients. Par ailleurs, elle indique que « la répartition du choix des commandes change » au moment de se resservir. Le cola classique serait ainsi souvent délaissé « au profit d’autres boissons ».

Lire aussi :

Les New-Yorkais pourront continuer à boire des sodas XXL

Le Coca-Cola se consommera bientôt en dosette

Cécile David