Radar : un riverain prêt à payer 20 000 € pour en avoir un

Et vous, à quel prix évalué vous votre sécurité ? Ce riverain d’une nationale est prêt à verser de sa poche pour qu’un radar soit installé devant chez lui.

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Guy Reibel, un habitant de Courcelles, dans l’Yonne, craint tous les jours pour sa sécurité. Et pour cause, son domicile est situé en bordure de la nationale, qui, d’après ses dires, est de plus en plus fréquentée et sur laquelle les véhicules sont lancés à vive allure. Il refuse de « mourir de cette façon » et se bat pour qu’un radar soit installé sur cette route.

Le refus du préfet d’installer un radar ne l’a pas découragé. « D’après mes recherches, cela coûte environ 70 000 euros. Je veux bien contribuer à l’achat d’un tel appareil à hauteur de 20 000 euros », explique-t-il. Pour alerter l’opinion et peut-être rallier d’autres riverains à sa cause, il a mis en ligne, avec l’aide d’un voisin, le site internet « Courcelles.org ou la malédiction du kilomètre 36« . On peut y lire le récit des accidents déjà survenus et les démarches entreprises dans le sens d’une sécurisation de cette portion de nationale.

Les conducteurs en cause

D’après lui, la signalisation n’est pas à remettre en cause. Ainsi que le prévoit le code de la route, sur une nationale traversant une ville, la limitation de vitesse est bien établie à 50 km/h. C’est le comportement des conducteurs qui est à l’origine de ses plus vives craintes. Il rapporte sur son site que ces derniers, en pénétrant dans la ville, ne ralentissent pratiquement pas et traversent le hameau à une moyenne de 80 km/h.

La solution : un radar

Pour lui, il n’y a pas d’autres alternatives que l’installation d’un radar. Et pourquoi pas un radar pédagogique ? Plutôt que d’être « flashé », l’automobiliste est alerté de sa vitesse. Certains modèles affichent aussi un smiley souriant lorsque la limite de vitesse est respectée ou un smiley triste lorsqu’elle est dépassée. Il n’y a pas de sanction, le but étant simplement de sensibiliser.

La pose d’un tel appareil devrait être proposée à la municipalité. En attendant Guy Reibel continue son combat et refuse de retirer le panneau qu’il a installé, sur lequel on peut lire « Les gens qui roulent trop vite sont des assassins ».

Maëla Priolet