Roland Garros : La prochaine édition boycottée par les joueurs ?

Les joueurs de l’ATP menaceraient de boycotter l’édition 2012 de Roland Garros si les rémunérations des tournois du Grand Chelem n’augmentent pas.

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Les prochains internationaux de France de tennis vont-ils être privés de la présence de grands joueurs ? C’est en tout cas la rumeur qui court ces derniers temps, relayée par le journal L’Equipe.

Certains joueurs estiment que leurs revenus, lors des quatre tournois majeurs de l’ATP, ne sont pas assez élevés. Et si certains se plaignent, c’est parce qu’ils se sont lancés dans la comparaison des rémunérations entre les tennismen et les joueurs de sports américains, comme ceux de la NBA. En effet, lors des évènements sportifs majeurs aux Etats-Unis, l’ensemble des joueurs touchent 50% des bénéfices dégagés, quand les tennismen n’en touchent que 27%. Un ratio qui est donc loin d’être équivalent.

Concrètement, la dernière édition de Roland Garros a rapporté 47.5 millions d’euros de bénéfices, et « seulement » 17.5 millions ont été reversés aux stars de la petite balle jaune.

Le mouvement, mené semble-t-il par des joueurs tels que les Russes Dmtry Torsunov et Mikhail Youzhny, compterait également des pointures, tel que Roger Federer.

Une grève peu probable

Le boycott des joueurs semble pourtant loin de devenir réalité. Non seulement le mouvement n’a pas attiré autant de joueurs qu’espéré, mais certaines têtes de séries, comme Rafael Nadal ou Novak Djokovic, se déclarent contre cette grève.

L’ex-capitaine de l’équipe française de Coupe Davis, Guy Forget, déclare de son côté dans les colonnes de L’Equipe, que les joueurs « ont besoin de jouer Roland Garros pour leur rayonnement planétaire et leurs contrats ». Il y a donc fort à parier que les tennismen en grève auraient plus à y perdre que les organisateurs du tournoi dans cette affaire.

Mais surtout, le Grand Chelem français a annoncé une augmentation de 7% – par rapport à 2011 – de ses dotations. Quant à savoir si cela est dû à ces rumeurs qui circulaient, le doute reste de rigueur.

Mathilde Bourge