Rosetta : Philae repère des molécules organiques

Selon un chercheur de l'Agence spatiale allemande, le robot Philae aurait détecté des molécules organiques dans la fine atmosphère de la comète sur laquelle il s'est récemment posé. Des analyses sont en cours.

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Pour le moment, les chercheurs ne savent pas quelle est la nature exacte des molécules organiques identifiées par Philae. - crédit photo : ESA - Rosetta - Philae - CIVA ©DR

Après avoir livré, la semaine dernière, une première série d’images et de sons, Philae poursuit son aventure, à 500 millions de kilomètres de la Terre. Le petit robot aurait identifié des molécules organiques au niveau de la fine atmosphère de la comète Tchouri, sur laquelle il s’est posé avec succès le 12 novembre.

Cette information vient d’être divulguée par Fred Goesmann, un scientifique de l’Agence spatiale allemande (le DLR) en charge de l’instrument Cosac. Cet outil est embarqué sur Philae pour détecter et quantifier « les composés cométaires volatils », indique sur son site le Centre national d’études spatiales. Repérer la présence de ces éléments fait partie des principaux objectifs de la mission Rosetta.

Philae : une découverte pour en savoir plus sur l’origine de la vie terrestre

L’Agence spatiale européenne (ESA) n’a pas encore officiellement confirmé la nouvelle. Pour le moment, les chercheurs ne savent pas quelle est la nature exacte de ces molécules. Il pourrait s’agir de composés simples, comme le méthanol ou le méthane, ou de composés plus complexes, tels que les acides aminés, responsables du développement des protéines.

Grâce à cette découverte, les scientifiques pourraient apporter un argument supplémentaire à la théorie selon laquelle les blocs carbonés – en partie à l’origine de l’apparition de la vie sur notre planète – proviennent d’un bombardement de comètes.

Molécules organiques : l’échantillon pourra-t-il être analysé correctement ?

Les analyses des éléments détectés sont actuellement en cours pour tenter d’y voir plus clair, a indiqué à la BBC Monsieur Goesmann. Philae aurait réussi son forage mais l’ennui, selon Science Magazine, c’est que l’échantillon pourrait ne pas avoir été rapporté dans le « four » du robot.

À l’heure actuelle, l’engin spatiale est en mode « pause ». Il devrait se réveiller au printemps, à condition que ses panneaux solaires fonctionnement correctement. Ne reste plus qu’à patienter et espérer que la mission tienne ses promesses.

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Cécile David