Sapin de Noël : faites le bon choix !

Près de six millions de foyers français achèteront un sapin pour Noël, voici tout ce que vous devez savoir pour choisir le bon et le payer au juste prix.

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Sapin de Noël : faites le bon choix ! ©ShutterStock

Choisir la bonne espèce

Quand on achète un sapin, la taille, le prix, la couleur, l’odeur, le lieu de production et la bonne tenue des aiguilles sont les principaux critères sur lesquels on peut faire son choix. Et plus de la moitié des Français choisiront un sapin de Nordmann. Pourtant, celui-ci est loin d’être la seule espèce intéressante.

Le Nordmann : depuis 2003, il est devenu la star de Noël. Il tire son nom d’Alexander von Nordmann, un botaniste finlandais qui l’a découvert dans le Caucase. Il est bien garni, d’une belle forme, son vert est intense, ses aiguilles sont douces au toucher. Elles ne tombent pas dans les premières semaines. Son point faible : il ne sent pas le sapin. Quand l’acheter ? Vers le 8-10 décembre.

L’Épicéa : il est rustique, élancé et piquant avec ses petites aiguilles. Il est plus facile à faire pousser que les autres espèces, c’est le moins cher (environ 18 euros) ! Son odeur embaumera tout le salon. Si vous voulez retrouver la douce odeur de résine des Noëls de votre enfance, optez pour l’épicéa ! Son point faible : il perd rapidement ses aiguilles. Quand l’acheter ? Vers le 15-20 décembre.

Le Nobilis : aussi appelé sapin noble, ce cousin du Nordmann sent bon et dégage une forte odeur de résine. Son feuillage est vert bleuté et doux au toucher. L’espèce vient du nord-ouest des États-Unis. C’est probablement le plus bel arbre de Noël que l’on puisse s’offrir. Son point faible : le cultiver demande de l’attention et du temps. Il coûte plus cher. Quand l’acheter ? Vers le 8-10 décembre.

Test de fraîcheur : pliez une branche ! Si en se détendant, le sapin perd plus que quelques aiguilles, il a été coupé il y a plusieurs semaines, achetez le vôtre ailleurs. Évitez les sapins vendus à l’intérieur, ils ont eu trop chaud !

Je veux un sapin écolo !

Acheter un sapin artificiel, un geste écologique ? Selon
 le cabinet de conseil en développement durable québécois Ellipsos, un sapin artificiel doit être gardé plus de vingt ans pour que son impact environnemental soit moindre que celui d’un vrai sapin, or en moyenne, ces sapins en
 plastique passent à la 
poubelle après six ans. Ne
 pensez pas non plus protéger
 la forêt. Les sapins de Noël
 viennent de plantations et dès l’année
 suivante, les arbres coupés sont remplacés. Pour un sapin écolo, on le choisira français et cultivé près de chez soi. On pourra aussi chercher un pépiniériste qui débroussaille sans herbicides, en faisant par exemple appel à des moutons Shropshire, une race qui ne mange pas les conifères et dont la laine dense ne s’accroche pas dans les branches.

Je veux un sapin français !

Les sapins sont calcifuges, ils n’aiment pas les sols calcaires. On les cultive donc sur plus de 5000 hectares en France dans le Limousin, le Morvan, la Bretagne et les Alpes avec environ 8000 plants par hectare ! Pas besoin d’opter pour les sapins importés du Danemark, car toutes les espèces stars sont cultivées en France. 80 % des sapins vendus sont d’ailleurs produits en France. En dehors de l’aspect écologique, acheter un sapin français permet le maintien d’emplois dans des zones reculées. Le secteur manque encore un peu de visibilité, mais il est de plus en plus fréquent qu’une étiquette placée sur la flèche du sapin indique précisément sa provenance, jetez-y un œil ! Des marques
 régionales se développent comme
« Légende du Morvan » ou « Marque
de Savoie ». Des pépiniéristes
 viennent aussi vendre directement leur production. Avant de le couper pour vous le vendre, ils ont pris soin de votre sapin pendant 8 à 13 ans !

Je veux pouvoir le replanter !

Dommage qu’un sapin de Noël âgé d’une dizaine d’années termine sa vie en seulement dix jours à côté d’une cheminée. Replantez-le ! Si vous achetez un sapin en pot, avec ses racines et une motte de terre, vous pourrez le replanter, mais sans garantie de reprise, car il n’a plus toutes ses racines. Le principal intérêt du sapin en pot est la possibilité de l’arroser tous les jours afin qu’il perde ses aiguilles moins vite. Si vous êtes certain de le replanter, demandez un sapin planté et cultivé dans un conteneur qui conserve ses racines intactes, ce qui augmente grandement ses chances de reprise.

Je veux un sapin artificiel

Il s’en vend un million chaque année. On trouve de très jolis sapins artificiels pour une quarantaine d’euros en 1,80m, soit le même prix qu’un beau sapin fraîchement coupé. Ces sapins sont donc rentables dès la deuxième année et ils ont souvent un petit truc en plus comme les extrémités des branches enneigées ou des pommes de pin, ou les deux ! Trois inconvénients de taille cependant : il faudra pouvoir le stocker pendant le reste de l’année, il sent le plastique, pas le sapinet à terme, il se recyclera beaucoup moins bien que les cinq ou dix vrais sapins qu’il aura remplacés.

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Florent Gaillard