Seine : la baignade bientôt autorisée ?

Dans le cadre des Jeux Olympiques de 2024, Anne Hidalgo, maire de Paris, compte autoriser la baignade sportive et récréative dans la Seine. Pour cela, elle souhaite dépolluer le fleuve parisien.

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Les Parisiens pourront peut-être se baigner dans la Seine après les JO 2024. ©ShutterStock

« L’héritage des Jeux pour Paris peut être un héritage écologique », d’après la maire de Paris, Anne Hidalgo. Lors de son interview sur BFM TV le mercredi 8 juillet, elle a déclaré que l’épreuve de natation du triathlon des Jeux Olympiques de 2024 se déroulera dans la Seine (si Paris est sélectionnée). Elle précise toutefois qu’il faut encore améliorer la qualité de l’eau du fleuve parisien : il serait trop pollué pour autoriser la baignade.

« Le triathlon se déroulera dans la Seine, au pied de la Tour Eiffel ». Anne Hidalgo semble déterminée même si elle ajoute qu’elle ne se baignerait pas actuellement dans le fleuve parisien. Son objectif est donc d’améliorer la qualité de l’eau de la Seine pour que les athlètes puissent se baigner d’abord. Elle espère que le fleuve sera suffisamment assaini pour autoriser la baignade récréative après les Jeux.

Seine : pourquoi la baignade est interdite ?

Si réaliser l’épreuve de natation des JO 2024 dans la Seine ne semble pas impossible, les plongeons ludiques paraissent difficilement réalisables. En effet, des épreuves de triathlon ont déjà eu lieu dans le fleuve parisien en 2010 et en 2000. Pourtant la baignade y est toujours interdite, elle est même sanctionnée par une amende de quinze euros.

La principale raison de cette interdiction n’est autre que la pollution. Le taux de contamination de la Seine serait potentiellement dangereux pour les nageurs. Plusieurs causes en sont à l’origine : les déchets rejetés par les riverains et les péniches mais aussi l’utilisation de pesticides par les agriculteurs en amont. C’est d’ailleurs pour cela que la maire de Paris prévoit de travailler avec les « communes riveraines » pour améliorer la qualité des eaux fluviales.

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Yuna Boudré