SNCF : des portiques anti-fraude testés

Pour monter dans un TGV, il faudra passer un portique de contrôle des billets. Le dispositif est actuellement expérimenté dans les gares Paris-Montparnasse et Marseille-Saint-Charles.

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SNCF : des portiques anti-fraude testés ©SNCF

Il ne s’agit pas de portiques de sécurité, comme ceux utilisés pour le Thalys, mais bien de portillons de contrôle utilisés, par exemple, pour l’accès au métro. Sauf qu’ici, les tourniquets sont des portes vitrées. Ainsi, à partir de ce lundi 11 janvier et ce jusqu’au 31 mars, la SNCF va tester ce nouveau dispositif dans les gares Paris-Montparnasse et Marseille-Saint-Charles.

Ils seront placés à l’entrée des quais. Les voyageurs seront donc obligés de passer ces portiques et de faire valider leur billet grâce au lecteur sans contact pour accéder au TGV. Ce dernier reconnaît tous les supports de billets, que ce soit un billet imprimé sur papier libre ou un titre sur carte ou sur smartphone.

L’objectif : lutter contre la fraude qui coûterait à la SNCF près de 300 millions d’euros par an. La SNCF avance que ces portiques anti-fraude répondent à une demande des voyageurs, « car, selon un sondage récent, 88% des Français sont favorables au contrôle des billets avant la montée à bord ».

100 personnes par minute

Toutefois, la question sur la fluidité du passage des portiques se pose. Antoine De Rocquigny, Directeur des opérations et du service aux clients de la SNCF, l’assure : « Nous avons travaillé avec les industriels pour que ce passage soit le plus rapide et fluide », explique-t-il sur le site de l’entreprise. « Avec 7 portiques, on arrive à faire passer 100 personnes par minute, donc moins de 15 minutes pour embarquer 1 000 clients, ce qui est un temps suffisant pour permettre au train de partir à l’heure avec tous les clients ».

Le but est de lutter contre la fraude, mais pas que. La SNCF avance également que ce dispositif permettra d’améliorer la sérénité du voyage en TGV. Grâce aux portiques, les agents pourront être plus disponibles pour les voyageurs à bord. Plutôt que de délivrer des PV, ils pourront davantage renseigner les usagers sur les correspondances, aider les personnes âgées ou bien régler des problèmes de confort. 

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Marine Vautrin