Somnolence au travail : pilotes d’avion et conducteurs de train largement concernés

D’après une étude américaine de la fondation du sommeil, la National Sleep Foundation (NSF), rapportée par Le Figaro, de nombreux conducteurs de train et pilotes d’avion reconnaissent avoir des somnolences durant leurs périodes de travail. En cause, les changements d’emplois du temps trop fréquents. Inquiétant.

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Somnolence au travail : pilotes d’avion et conducteurs de train largement concernés ©ThinkStock

Avec les grèves et les retards, les grandes compagnies de transport ne sont pas épargnées par les reproches. Une étude américaine réalisée par la fondation du sommeil, la National Sleep Foundation (NSF), et rapportée par Le Figaro ne va pas améliorer leur image. Effectuée auprès de professionnels des transports (pilotes, conducteurs et chauffeurs) sur leurs habitudes de sommeil, l’enquête révèle que les conducteurs de train et pilotes d’avion souffrent d’un manque de sommeil. Dans le détail, 23% des pilotes avouent ressentir une fatigue nuisible à leur travail contre 26% pour les conducteurs. Plus inquiétant, 20% des pilotes admettent avoir commis une grosse erreur à cause d’un problème de somnolence. Les conducteurs de trains sont 18% dans cette situation et 6% de ces deux catégories ont déjà eu un accident de voiture en se rendant au travail où en repartant, soit six fois plus que le reste de la population. Les longues distances sont le facteur le plus important de somnolences. Un professionnel des transports sur deux (hors chauffeurs) n’a pas eu une seule nuit de sommeil réparateur pendant sa période d’activité.

6% des pilotes seulement ont un planning fixe

Ces problèmes de sommeil sont d’après les concernés liés aux changement récurrents dans leurs emplois du temps. Ils ne sont en effet que 6% des pilotes et 47% des conducteurs à avoir un planning fixe chaque jour contre 76% pour le reste de la population active. Une caractéristique qui est aussi à l’origine du dérèglement de l’horloge biologique, entrainant des troubles du sommeil.

Cependant, comme le souligne Le Figaro, l’étude ne mentionne pas les efforts des compagnies (le plus souvent contraintes par la législation) pour gérer au mieux les plannings et conditions de travail des pilotes et conducteurs : tests de vigilance en vol, enquêtes auprès du personnel, sensibilisation, temps de repos obligatoires… De quoi être un peu rassuré.

Adrien Guiset