Substances nocives : quels sont les produits cosmétiques les plus douteux ?

Entre l’image de marque et les mentions rassurantes indiquées sur les emballages, la plupart des consommateurs font confiance aux produits qui leur sont vendus. Pourtant, ces cosmétiques contiennent souvent des molécules nocives, même dans ceux que l’on ne soupçonne pas. L’UFC-Que-Choisir dresse son top 7 des produits les plus douteux.

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Substances nocives : quels sont les cosmétiques les plus douteux ? ©ShutterStock

Ils trônent dans notre salle de bain, et pourtant, certains produits cosmétiques ne devraient pas. Dans une étude, publiée ce lundi 22 février, l’association de défense des consommateurs UFC-Que-Choisir révèle que 185 produits que nous utilisons quotidiennement contiennent des substances « préoccupantes du fait de leur caractère toxique, allergisant, irritant ou perturbateur endocrinien ». Dentifrices, déodorants, crèmes pour le visage, soins pour les cheveux… Tout y passe ou presque.  

La plupart des consommateurs se fient à l’image de marque d’un produit ou encore aux indications rassurantes inscrites sur les emballages. Mais pour l’association, ces produits ne sont pas blancs comme neige. En scrutant les rayons hygiène et cosmétique, l’association a retrouvé fréquemment des emballages affichant des ingrédients indésirables. Y compris pour des produits à priori au-dessus de tout soupçon. L’UFC-Que-Choisir pointe d’ailleurs 7 produits particulièrement douteux.

La crème pour le change Corinne de Farme pour les peaux sensibles

Qu’est-ce qu’on y trouve ? De la methylisothiazolinone (MIT). Il s’agit d’une substance allergène qui peut irriter les fesses des bébés. Selon l’UFC-Que-Choisir, le MIT est « l’ingrédient qui rend fou les dermatologues, élu ‘allergène de l’année’ en 2013 par une association de médecins spécialistes américaines ».

Le lait de toilette sans rinçage Mots d’enfants de Leclerc

Qu’est-ce qu’on y trouve ? De la methylisothiazolinone (MIT). Sur son emballage, rien ne laisse penser que ce produit est nocif puisqu’il est présenté comme « hypoallergénique », à la « tolérance testée sous contrôle dermatologique et pédiatrique » et convenant aux « peaux délicates ». Méfiance donc !

Le gel pour la toilette intime Physelia

Qu’est-ce qu’on y trouve ? Également de la methylisothiazolinone. Ici aussi les consommateurs pensent acheter un produit « testé sous contrôle gynécologique ». Pourtant, ce gel contient cette substance allergisante.

Les lingettes Fess’net

Qu’est-ce qu’on y trouve ? Du phenoxyethanol. Il s’agit d’un conservateur allergisant, particulièrement toxique pour le foie et le sang des petits. Mais l’association souligne un fait étonnant : sur l’emballage de ces lingettes, il est mentionné qu’elles sont supposées être utilisées à partir de 15 ans, « malgré le nom et le principe même du produit qui sonnent plus école maternelle que lycée ».

Les lingettes Poupina

Qu’est-ce qu’on y trouve ? Du propylparaben. Un perturbateur endocrinien. Cet ingrédient retrouvé dans ces lingettes est interdit dans les produits sans rinçage destinés à la zone du siège. Sauf que sur ce produit, il est mentionné que son usage est pour les mains et le visage. Encore une fois vigilance !

Les soins intimes Rogé Cavaillès

Qu’est-ce qu’on y trouve ? Du triclosan dans le soin toilette intime et les lingettes spécial sécheresse. Il s’agit d’un perturbateur endocrinien. Cette substance agirait sur les hormones œstrogènes et sur la fonction thyroïdienne.

Le fluide antiride Caudalie

Qu’est-ce qu’on y trouve ? De l’ethylhexyl methoxycinnamate. À savoir un perturbateur œstrogénique et thyroïdien. Une découverte plutôt préoccupante pour une marque qui mise sur l’image « nature » de ses produits.

Bilan : l’UFC-Que-Choisir préconise de « ne pas se fier aux mentions rassurantes » sur les emballages, de « se méfier des produits ambigües », mais aussi des images de marque. En clair, oubliez les idées reçues et scrutez bien les substances présentes. L’association « recommande de ne plus acheter des produits contenant ces composés, notamment pour les usages les plus à risque (bébés, enfants, produits non rincés) ». L’UFC-Que-Choisir a d’ailleurs mis en ligne une carte repère sur son site Internet pour identifier les molécules potentiellement toxiques à bannir.  

Lire aussi : Cosmétiques pour bébés : encore trop de substances dangereuses

Marine Vautrin