Suppression de 10% de l’effectif Air France d’ici 2013

La compagnie aérienne Air France-KLM dévoilera aujourd’hui l’étendue de son sureffectif et les mesures qu’elle va prendre pour le réduire et ainsi diminuer ses dépenses.

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Suppression de 10% de l’effectif Air France d’ici 2015 ©Sipa

En 2011 l’activité, court et moyen-courrier, de la compagnie aérienne Air France-KLM a accusé une perte d’environ 500 millions d’euros. Pour continuer à exister et à concurrencer les autres compagnies, le transporteur doit impérativement et dans les plus brefs délais mettre un terme à ses pertes. Lors du comité central d’entreprise, se tenant ce jeudi 21 juin, la compagnie devrait dévoiler sa stratégie notamment quant à la suppression d’une partie de son effectif.

La compagnie aérienne franco-néerlandaise est depuis longtemps mise à mal par la concurrence des compagnies low cost sur son réseau domestique. La seule échappatoire pour elle pour continuer à exister est de trancher dans ses dépenses. L’objectif du transporteur est de réduire de deux milliards d’euros ses frais d’ici 2015. Pour y parvenir, Air France-KLM envisage de diminuer sa masse salariale.

Pas de licenciements secs

La compagnie aérienne avait déjà fait état de son inquiétude quant à un éventuel sureffectif en son sein. Cependant, il n’est pas question qu’elle procède à des licenciements secs pour diminuer son nombre de salariés. «La condition pour que la CFE-CGC signe quoique ce soit, ce sera la garantie (…) qu’il n’y ait pas de départ contraint», a prévenu Ronald Noirot, délégué CFE-CGC.

Air France-KLM semble en accord sur ce point avec ses syndicats étant donné qu’elle ne fait mention que de départs volontaires. La compagnie aérienne espère ainsi que 2 500 postes disparaitront à la suite de départs volontaires et 1 800 postes uniquement parmi le personnel au sol. De plus les 800 départs naturels annuels ne seront pas remplacés par de nouvelles embauches. La direction agit «comme s’il pouvait y avoir un redémarrage possible» et prend en compte la nécessité d’avoir dans ce cas-là «du personnel immédiatement disponible» et formé, explique Didier Foussat, secrétaire général du SNPNC-FO (stewards-hôtesses, PNC).

Négociations entre la direction et les syndicats Air France

Air France s’est accordé la date butoir du 30 juin pour parvenir avec les syndicats à renégocier les accords d’entreprise. Pour Air France-KLM, le but est de parvenir à la suppression de 5 000 postes sur les quelques 53 000 actuels, soit pratiquement 10% de l’effectif.

Le président directeur général de la compagnie aérienne, Alexandre de Juniac, attend une issue positive de ces négociations car le contraire aurait «un impact encore plus fort sur l’emploi.» Didier Foussat estime quant à lui que «la menace qui pèse sur l’emploi est profitable à l’entreprise pour laisser la pression sur la négociation.»

Le 28 juin, lors d’un nouveau comité central d’entreprise, la compagnie devrait dévoiler la version finale de Transform 2015 qui mettra notamment l’accent sur la filiale low cost Transavia.

Maëla Priolet