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Elle n'est plus l'apanage des «trois petits cochons». Contrairement à toutes les croyances, elle ne part pas en fumée à la moindre étincelle, ne s'envole pas et ne provoque pas le rhume des foins. Au contraire, la paille compressée résiste au feu davantage que le bois. Ses performances d'isolation thermique sont deux fois supérieures à celles des matériaux de construction classique. Elle n'attire pas plus les rongeurs que n'importe quel isolant, mais craint l'humidité.
La maison en bottes de paille n'écrasera sans doute pas de sitôt la bonne vieille bâtisse en briques, mais elle connaît aujourd'hui un véritable boom. Peu coûteuse (prévoir 125 à 150 euros le m2 de mur), sa construction nécessite quelques conseils et une envie de mettre la main à la pâte.
Un coffrage en bois, des ballots de paille, un peu de savoir-faire, une grande motivation, et vous voici paré!
Montholier, commune jurassienne de 300 habitants a amorcé la pratique avec deux maisons individuelles voici deux ans. Aujourd'hui, plusieurs particuliers n'hésitent pas à tenter l'expérience et les maisons se montent dans tout l'hexagone.
Au Québec, où elles y sont nombreuses, les maisons les plus anciennes ont 150 ans et n'ont pas bougé.
Seul problème: la construction des maisons en bottes de paille est possible seulement en auto construction. Peu d'architectes acceptent de prendre en charge de tels édifices et les promoteurs préfèrent rester discrets. Les murs recouverts de chaux ne laissant rien transparaître, il est impossible de savoir combien la France compte aujourd'hui de maisons en paille.
Renseignements: http://habitatvegetal.free.fr
Primé au concours des frères Lumière et par l'association nationale de valorisation de la recherche (ANVAR), le parpaing en bois massif de la société corse Kallisté Eco Forêt est un nouveau matériau écologique pour les maisons individuelles. Il est composé en bois de rebut, jugé inexploitable dans les scieries.
A l'origine du projet, Jacques Soux, responsable en gestion forestière, s'émeut du gaspillage des bois de mauvaise qualité mis sur le marché après les tempêtes de 1999/2000. Le produit se présente sous la forme d'un bloc de 50 cm de long et 20 cm de large et ressemble à un parpaing traditionnel.
Le matériau est léger: 140kg le m2 au lieu de 400kg pour le même en béton. Il résiste au feu, à l'humidité et réagit bien au vieillissement. Il ne craint pas les fissures comme son homologue, le béton. Sans oublier qu'il permet de gagner du temps à la construction.
«C'est de l'auto construction, mais les personnes intéressées peuvent faire appel à un architecte. Il faut compter six semaines pour monter une maison de 140m2, après la pose d'une dalle ou de pilotis. Nous sommes au début de la commercialisation du parpaing de bois et nous prévoyons d'organiser des formations. Côté prix, c'est 20% moins cher qu'une construction normale.», explique Pascale Soux, co-fondatrice de la société Kallisté Eco Forêt. «Seul inconvénient à ce jour : impossible de construire une maison de plus d'un étage.»
Renseignements: www.kalliste-eco-foret.com
Tracez un cercle sur une feuille de papier. Divisez-le en plusieurs quartiers, où vous inscrirez «chambre 1, chambre 2, salle de bain, cuisine...».
Réservez un bon tiers pour le séjour-salle à manger et une cheminée au centre de l'édifice. Installez un système pour la faire tourner sur son axe et suivre l'astre du jour. Recouvrez le tout d'une coupole avec de belles ouvertures. Le tout en bois.
Voici le Domespace. Fabriqué en bois de sapin et planté sur un socle en béton, le concept de Patrick Marsili fait rêver. La maison bio a tout du chalet en bois... en rond. L'espace créé a l'avantage d'être lumineux (un nombre presque illimité de fenêtres).
Pour le prix, comptez à partir de 125000€ tout compris (permis de construire, pose et autres frais).
Renseignements: www.domespace.com ou au 02 98 57 60 60.
Les Celtes le cultivaient. Les anciens l'utilisaient dans le textile et la fabrication de cordages. Oublié pendant des décennies, le chanvre revient aujourd'hui en force... dans le bâtiment. Sa résurrection? Il la doit au chènevotte ou bois de chanvre, résidu végétal jusqu'à maintenant inexploité.
Ses particularités ont permis que se développe un matériau composite (mélange de chanvre et de chaux), le béton de chanvre. Un matériau de construction qui assure une isolation thermique (des maisons chaudes en hiver et fraîches en été) et acoustique performante. Des murs extérieurs au doublage de la toiture, en passant par les cloisons et dalles d'étage phonique... Tout est alors possible du moment que l'on monte la maison avec une ossature en bois. « Le seul inconvénient, précise Patrick Suzanne de la société PSNB «Post-Scriptum et Nota-Benne» et auteur de plusieurs maisons en chanvre dont l'une à Montreuil dans la banlieue parisienne, c'est le prix de revient. Il est supérieur à la construction classique même si avec l'expérience nous pourrons nous aligner sur des prix au m2 équivalent. Il faut compter de 1500 à 2000€ le m2 frais d'architectes inclus. Mais le chantier en vaut la chandelle. Le confort et la qualité de ces constructions n'ont rien à voir avec les réalisations classiques.»
Renseignements: www.psnb.fr ou auprès de l'association «construction en chanvre» www.construction-chanvre.asso.fr
Ne vous est-il jamais arrivé de récupérer l'eau de pluie en plaçant deux ou trois seaux dans le jardin au moment d'un orage. La société «Skywater» propose un système de récupération d'eau pour les maisons individuelles.
L'eau de pluie ainsi captée est utilisée pour tous les postes ne nécessitant pas d'eau potable: toilettes, lave-linge, arrosage, nettoyage. Des besoins qui représentent jusqu'à 53% de la consommation en eau dans une habitation.
«On ne peut pas devenir autonome des services de distribution d'eau, mais on peut faire de grandes économies.», explique Willy Rohdmann, co-fondateur de Skywater. «Le système s'adapte à toutes les maisons et à toutes les régions. En fonction des critères météorologiques, on peut adapter le système et fournir une citerne plus ou moins importante.».
L'eau de pluie après récupération au niveau du toit et des gouttières est stockée après filtration dans une cuve minérale enterrée. Au contact de la chaux, elle se reminéralise et son acidité baisse, la rendant adaptée à la plomberie et aux appareils électroménagers. Stockée à l'abri de la lumière et à température constante, l'eau ne se charge ni en algues, ni en bactéries. L'installation peut se poser sur toute maison individuelle et coûte de 4800 à 5200€.
Renseignements: www.skywater.fr
Non seulement elle est beaucoup moins lourde qu'une maison maçonnée de surface équivalente, mais une fois que les entreprises ont pris le coup de main, il faut six mois pour la construire!
C'est au sein de la société S.B.P. (Société Bretonne de Profilage), que Hyacinthe le Duc s'est intéressée à la maison en tôle profilée. Mais c'est dans la commune de Baulon en Ille-et-Vilaine, que le cabinet A'DAO architecture a achevé une maison en structure métallique et bac acier. «Les avantages sont divers, explique Jean Lepéculier du cabinet A'DAO architecture à Rennes. Une maison de 138m2 de SHON par exemple coûte 138000€ TTC, le même prix qu'une maison en parpaing. Les délais de travaux sont réduits de 2 mois par rapport à une construction traditionnelle. Les murs sont moins épais. Sur une maison de 120m2, on va gagner jusqu'à 6m2 au sol. Un gain de place non négligeable quand on sait le prix du m2 aujourd'hui. Et le plus important, on obtient une construction originale et personnalisée.»
Renseignements: www.adao.fr ou 02 23 20 50 90.
Aussi isolant qu'un mur, semi-transparent, et capable de transformer l'énergie solaire en eau chaude et chauffage, le vitrage solaire est une petite révolution dans le secteur de la production d'électricité autonome. Développé avec l'Institut national des sciences appliquées de Strasbourg, le «vitrage solaire» de la société Robin Sun est un mur isolant qui laisse transparaître la lumière et utilise au passage son énergie.
Cette vitre nouvelle génération est transparente sur 40% de sa surface, le reste étant occupé par un serpentin de cuivre et par des bandes réflectrices en argent pour augmenter la productivité du capteur. «3 à 10 m2 suffisent pour 60% des besoins en eau chaude. Pour le chauffage, il faut prévoir environ 15m2, soit l'équivalent d'un pan de mur.», explique Mr Robin de la société Robin Sun. Mais plus qu'un capteur solaire, ce vitrage a avant tout une fonction d'isolation et de contrôle solaire (du soleil en hiver, de l'ombre en été). Cette invention a pour vocation de remplacer les murs des bâtiments et non les fenêtres. Au niveau du coût, prévoyez à partir de 450€ HT/m2.
Renseignements: www.robinsun.com ou 03 88 14 47 43
Un nouveau revêtement pourrait bientôt remédier au problème des pics d'ozone dans les agglomérations et combattre les salissures dues aux particules azotées des gaz d'échappement. Conçu par la société Sysa, filiale d'Eurovia, le procédé révolutionnaire NOxer, actuellement expérimenté sur un mur anti-bruit du périphérique parisien, offre une réponse à la pollution atmosphérique.
Sous l'effet de la lumière, ce revêtement à base de dioxyde de titane, permet de transformer les oxydes d'azote en nitrates. Captés, ces derniers se déposent alors sur le mur, et sont éliminés par les eaux de pluie. «Ces nitrates sont en très faibles quantités et ne peuvent augmenter la pollution en nitrates, précise Pascal Rousseau du Centre de recherche et de développement d'Eurovia. Testé en laboratoire, le procédé qui recouvrait un mur a permis d'éliminer 90% des particules azotées présentes dans l'air. Ce procédé permet de lutter contre les pics de pollution comme ceux enregistrés dans des zones confinées ou près des grands axes de circulation.» Un procédé commercialisé au niveau industriel, mais qui pourrait bientôt recouvrir les façades de nos maisons.
Comment prévoir si une maison ou un pont ébranlé par un séisme est sur le point de s'écrouler? Sachant qu'une construction en ciment «normal» soumis à des stress divers est silencieuse et peut céder brutalement sans qu'aucun indice n'ait pu être détecté.
Parmi les matériaux du futur, l'un des plus étonnants est certainement le «ciment intelligent». Les chercheurs de l'université de New York ont eu l'idée d'implanter dans le ciment un véritable système nerveux à base de fibres de carbone. Ce matériau permet de détecter des changements internes et de transmettre des informations par des capteurs. Une révolution pour les futures infrastructures
Aliment de base des chinois, le riz a autrefois servi, sous sa forme gluante, pour la construction de remparts. Des archéologues en ont retrouvé les traces sur un mur bien conservé de 12 mètres de haut, construit au début de la dynastie Ming (1368-1644). Selon l'agence de presse Chine Nouvelle, le riz aurait été utilisé dans la construction de la Grande Muraille il y a plus de 2000 ans.
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