Trop de bacheliers et pas assez de places en Universités

À quelques semaines de la rentrée, quelques 7 500 bacheliers n’auraient toujours pas d’affectation officielle dans une Université. Comment cela est possible ?

0
1130
La procédure complémentaire, une quatrième phase, « de secours » dans les admissions post-bac. ©ShutterStock

À peine le Bac en poche, voilà que quelques 7 500 élèves se retrouvent « dans la nature », sans affectation officielle dans une Université. Ces étudiants seraient passés entre les mailles du filet des trois tours de sélection du portail APB (Admission Post Bac), tous leur choix de formation en premier cycle universitaire étant refusés.

Pour l’UNEF, l’explication est simple : les Universités en France ont recours à des sélections cachées, et limitent le nombre de place au sein de leur établissement. Une pratique qu’elle dénonçait déjà en juillet. Et la réalité est là : « J’ai quand même eu 18 à l’oral de français, 16 à l’écrit, et ils n’ont même pas voulu prendre mon dossier », déplore Clara à France Info, diplômée d’un bac ES, qui a postulé dans quatre université à Paris et s’est vu refuser partout.

Une quatrième phase prévue le 15 septembre

La situation peut paraître préoccupante, mais elle n’a rien de nouveau pour Thierry Mandon, Secrétaire d’État chargé de l’Enseignement Supérieur. « C’est un problème qui existe depuis deux ou trois ans et qui tend à se développer », explique-t-il. D’autant que si l’on en croit le ministère, « ceux qui restent sont souvent des bacheliers qui ont fait peu de choix, et très ciblés », comme Valentin, qui voulait aller en STAPS, filière très prisée et n’a pas été retenu.

Quel avenir pour ces jeunes ? La procédure complémentaire, une quatrième phase, « de secours » dans les admissions post-bac, ouverte jusqu’au 15 septembre. Thierry Mandon assure qu’elle « permettra, au fil de l’eau, de trouver une place à chacun, et que chaque cas individuel sera traité ».

Lire aussi : Les bourses étudiantes revalorisées à 0,7 %
Lire aussi : La vie étudiante sera plus simple dès septembre

Laurie Ferrère