UberPOP sera interdit dès janvier 2015

À partir du 1er janvier 2015, l'application UberPOP sera interdite. Une information qui devrait calmer la colère des chauffeurs de taxis qui manifestent ce lundi 15 décembre leur mécontentement dans la rue.

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L'application UberPOP sera interdite dès le 1er janvier 2015. ©ShutterStock

Ce lundi, les chauffeurs de taxis manifestent leur colère dans la rue. Cette fois-ci, leur ennemi commun s’appelle UberPOP. Cette application permet à une personne non-véhiculée de trouver facilement un particulier à proximité qui l’emmènera d’un point A à un point B pour un prix bien moins élevé que celui d’un taxi. Alors que le rejet du tribunal de commerce de Paris de la demande d’interdiction d’UberPOP avait mis le feu aux poudres dès vendredi dernier, le gouvernement a calmé le jeu ce lundi en annonçant le retrait du service dès janvier 2015.

300 000 euros d’amende et 2 ans de prison

Très vite, Manuels Valls, en déplacement à Dijon, a précisé qu’il ne cédait à aucune pression de la part des taxis et qu’il se refuserait à se « laisser enfermer dans le débat ». « Nous ne cédons à aucune corporation, nous appliquons la loi », a martelé le Premier ministre. « Libérer les énergies de notre économie, ce n’est pas la loi de la jungle. Il faut rassurer évidemment les taxis, ceux qui manifestent et surtout ceux qui ne manifestent pas et sont parfaitement au courant des processus d’élaboration de la loi », a-t-il ajouté.

De son côté, Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur, a rappelé que « les gens qui utilisent UberPOP ne sont pas protégés en cas d’accident. Donc non seulement c’est illégal de se prêter à ce service, mais il y a en plus un véritable danger pour le consommateur. » C’est pourquoi, à partir du 1er janvier, les sociétés mettant en relation les particuliers seront passibles de sanctions pénales, allant de 300 000 euros à 2 ans de prison. Une décision qui va dans le sens des revers enregistrés par Uber dans d’autres pays européens tels que les Pays-Bas ou l’Espagne.

Mathilde Bourge