Un médecin américain aurait localisé le point G !

Une équipe de l'Institut de gynécologie de Saint Petersburg, en Floride affirme avoir trouvé le point G. La communauté de scientifiques est pourtant fortement sceptique : les résultats sont en effet basés sur l’étude d’un seul corps sans vie d’une femme de 83 ans…

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Le point G serait-il enfin localisé ? ©ThinkStock

Adam Ostrzenski et son équipe de l’Institut de gynécologie de Saint Petersburg, en Floride affirment dans une étude parue dans une revue scientifique avoir trouvé précisément la localisation du point G à 16,5 mm de la partie supérieure de l’urètre. Ils l’auraient découvert en procédant à la dissection de la paroi intérieure du vagin du corps d’une Polonaise de 83 ans décédée. D’après leur dire, le point G aurait l’apparence d’un petit sac couleur raisin noir. Adam Ostrzenski voit déjà dans sa découverte le moyen d’ »une meilleure compréhension et une amélioration de la fonction sexuelle des femmes », bien que ne l’ayant pas vérifié sur une personne vivante (en tout cas, l’étude n’en parle pas).

La communauté de scientifiques a accueilli la nouvelle avec beaucoup de scepticisme.Le très controversé Docteur Ostrzenski, connu pour pratiquer des opérations de chirurgie plastique sur les organes féminins, base en effet ses résultats sur l’étude d’un seul corps, qui plus est sans vie : comment alors affirmer avec certitude qu’il existe un lien entre une simulation de ce qu’il pense être le point G et une quelconque réaction ?

Le point G, mythe ou légende ?

La première référence à l’expression point G vient des docteurs Patrick Dao, Alice Ladas et Beverly Whipple dans leur ouvrage Le Point G publié en 1982. Ils parlent à son propos d’une zone dans le vagin répondant à la stimulation directe, capable de provoquer un orgasme chez certaines femmes. Le nom « Point G » a été utilisé en référence au nom du sexologue allemand Ernest Gräfenberg qui, le premier, dans les années 50, proposa l’idée d’une sensibilité érotique de cette zone. Le point G est également appelé point de Gräfenberg ou zone de Gräfenberg.

Son existence est communément admise et certains chirurgiens proposent même aux femmes une augmentation de la taille de leur point G. Mais jusqu’à présent, aucune étude anatomique ou biochimique n’est venue démontrée sa réalité.
Le docteur Ostrzenski et son équipe ont promis une nouvelle expérience afin de confirmer par étude anatomique l’existence du point G. On attend avec impatience ce deuxième chapitre…

Maela Priolet