Viande de cheval : le gouvernement veut renforcer les contrôles

Alors que l’enquête liée au scandale de la viande cheval se poursuit, le gouvernement et les professionnels de l’agroalimentaire se sont réunis ce jeudi. Une charte renforçant les contrôles au sein de la filière pourrait prochainement être mise en place.

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Le gouvernement souhaiterait mettre en place une charte renforçant les contrôles au sein de la filière viande. - Crédit photo : Lionel Cironneau - AP ©Fotolia

Suite du scandale de la viande de cheval. Ce jeudi 21 février, le gouvernement et les professionnels de l’agroalimentaire se sont rassemblés pour mettre au point différentes mesures afin d’assainir la filière viande.

Indiquer l’origine de la viande, renforcer les contrôles

Parmi les propositions retenues à l’issue de la réunion :

– l’amélioration de l’étiquetage pour que le consommateur puisse clairement identifier l’origine de la viande ;

– la rédaction d’une charte qui renforcerait les contrôles au sein de la filière.

Deux groupes de travail ont été formé pour plancher sur ces éventuelles mesures.

Filière viande : La France ne peut imposer aucune mesure aux industriels

L’initiative du gouvernement est freinée par la législation en rigueur. La France ne peut contraindre les industriels à revoir leur mode d’étiquetage puisque c’est l’Europe qui gère ce type de problématiques. Indiquer l’origine de la viande ne fait pas partie des contraintes imposées par l’UE. La « démarche ne peut [donc] être que volontaire », a déclaré Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire.

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a confirmé l’émergence d’un consensus avec le Royaume-Uni et l’Allemagne pour faire réviser certains points de la réglementation européenne en la matière. Néanmoins, d’autres membres de l’Union européenne, comme certains pays nordiques, seraient défavorables à une évolution.

Comigel et Spanghero ne seraient pas les seuls responsables

L’enquête ouverte pour tromperie en France se poursuit. « Nous aurons bientôt les premiers résultats de ces prélèvements et il pourrait apparaître – je mets bien du conditionnel – qu’il n’y ait pas qu’une seule filière concernée par cette substitution de viande de cheval en lieu et place de viande de bœuf », a déclaré Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation. Comigel et Spanghero pourraient donc ne pas être les seuls fautifs dans cette affaire.

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Damien Rigat