Viande de cheval : les associations d’aide alimentaire redistribuent les produits

Quelques mois après le scandale de la viande de cheval, les Restos du Coeur, le Secours populaire et les banques alimentaires distribuent ces produits aux plus démunis. Ces derniers sont évidemment mis au courant de la provenance de cette nourriture.

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Les banques alimentaires ont redistribué 700 tonnes de produits à base de viande de cheval aux plus démunis ©ThinkStock

Le scandale de la viande de cheval est encore dans tous les esprits. Et si les grandes enseignes ont décidé de retirer les plats cuisinés et autres surgelés concernés de leurs rayons, cette nourriture ne sera peut-être pas perdue pour tout le monde. Des associations d’aide alimentaire ont en effet récupéré plusieurs tonnes de produits à base de viande de cheval, afin de les redistribuer aux plus démunis en toute transparence.

Début mars, la ministre de la lutte contre l’exclusion, Marie-Arlette Carlotti, s’était entretenue avec la Croix-Rouge française, les Restos du Cœur, les Banques alimentaires et le Secours populaire. Lors de cette réunion, les associations ont étudié la possibilité de récupérer des produits pour les donner aux plus défavorisés. D’après le ministère, seule la Croix-Rouge a préféré ne rien prendre, les autres ayant choisi de récupérer des produits « de façon disparate », « en fonction de la demande des structures locales ».

Viande de cheval : le Secours populaire « a fait des heureux »

Ainsi, les Banques alimentaires, après « une étude préalable auprès des bénéficiaires des associations partenaires » qui a rencontré un « écho favorable », ont récupéré 700 tonnes de conserves et surgelés. Cela s’est fait « en fonction des sites commerciaux proches des banques alimentaires », « uniquement dans des quantités possibles à écoule r», et «sous réserve d’affichettes indiquant le contenu des produits », a expliqué un porte-parole.

De son côté, le Secours populaire n’a récupéré « que » 500 tonnes de conserve. « On avait dit qu’on voulait récupérer des produits au lieu de les gaspiller, mais seulement si les frais de conservation et de transport étaient à la charge des distributeurs », explique Jean-Louis Callens, secrétaire national du Secours populaire. « Tout ça a pris du temps. Au final, les dates (de péremption) pour les surgelés étaient tellement courtes qu’on n’a même pas eu de propositions», précise-t-il. Une fois arrivés sur le site de redistribution, les produits ont été exposés à part. L’association avait également pris le soin de mettre « en avant le certificat sanitaire », assurant que la viande n’était pas impropre à la consommation. « Beaucoup de monde en a pris. On a fait des heureux », s’est réjoui Jean-Louis Callens.

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Mathilde Bourge