Vidéosurveillance : les voitures mal garées désormais traquées !

Asnières-sur-Seine rejoint le rang des villes qui traquent les stationnements gênants à l’aide de leurs caméras de surveillance.

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Depuis lundi, les automobilistes et motocyclistes circulant ou se stationnant dans la ville d’Asnières-sur-Seine, en région parisienne, sont placés sous haute surveillance. La ville, qui s’était dotée d’un système de caméras pour améliorer la sécurité, vient de décider de l’utiliser pour « réguler la circulation automobile dans la ville », dixit le site internet de la mairie. Si le projet a vocation à s’étendre à toute la ville, l’initiative se limite pour l’instant à quelques secteurs d’Asnières où le stationnement en double file est monnaie courante.

A l’aide des caméras de surveillance, les agents de sécurité des voies publiques peuvent désormais identifier les véhicules en infraction et relever leurs immatriculations. Quelques jours plus tard, le contrevenant reçoit un PV de 35 euros par courrier. Que les Asniérois se rassurent, le système a été mis en place de telle manière qu’il n’y aurait aucun risque d’être à la fois verbalisé par un agent et de recevoir ensuite un PV de la vidéo.

Cette nouveauté ne sonne pas pour autant le glas des agents municipaux. « Nous allons utiliser la vidéo protection afin de lutter contre le stationnement gênant en appui au travail des agents », explique Martine Caradec, maire-adjointe déléguée à la sécurité. Ce système est un complément de leur action et n’a pas vocation à les remplacer.

Augmentation des PV « à la volée »

Cette initiative fait écho à la pratique du PV à la volée qui permet à un agent, constatant une infraction, de verbaliser un véhicule en notant simplement son immatriculation sans l’interpeller. Cette technique est parfaitement légale mais strictement limitée à sept cas de figure : stationnement gênant et non acquittement des péages (article L.121-2 Code de la route), excès de vitesse, non respect des distances de sécurité, franchissement d’un feu rouge ou d’un stop et usage d’une voie réservée à certaines catégories de véhicules (article L.121-3 Code de la route). Cela s’explique par le fait que, ce que les agents identifient, c’est un véhicule et non pas une personne. Il ne peut donc s’agir que d’infractions qui ne nécessitent pas l’identification du conducteur.

Face à l’augmentation significative des PV grâce à cette pratique, André Wojciechowski, député (UMP) de Moselle, a lancé l’idée d’interdire cette technique de verbalisation des automobilistes. Mais la proposition n’était pas du goût du ministre de l’Intérieur, qui n’y a pas donné suite.

Qu’il s’agisse de PV à la volée ou de PV vidéos, la pratique déplait en général aux automobilistes. Au-delà de la déception d’avoir été pris alors qu’on pensait y avoir échappé, surtout la crainte de recevoir une contravention qu’on n’a pas mérité qui ressort.

Peut-on contester un PV ? Comment ?

Lettre type : contestation d’un PV pour un véhicule qui ne m’appartient plus.

Maëla Priolet