Vie amoureuse : les couche-tard, plus volages ?

Selon une étude américaine, il y aurait un rapport entre le mode de vie et la prise de risque. Les femmes et les hommes qui vivent plutôt la nuit seraient plus enclins à multiplier les conquêtes en raison, notamment, d'un taux de cortisone élevé.

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Les femmes noctambules ont des niveaux de cortisone comparables aux hommes lève-tôt. - crédit photo : Jacob Ammentorp Lund ©ThinkStock

Selon une étude parue dans l’Evolutionary Psychology Journal, les couche-tard auraient tendance à prendre davantage de risques dans leur vie amoureuse. Ils seraient ainsi plus enclins que les autres à multiplier les rapports sexuels et moins adeptes des relations de longue durée. Cela peut s’expliquer, en partie, par l’ambiance généralement associée à la vie nocturne (soirées alcoolisées, rencontres plus faciles…) mais ce comportement aurait également des origines biologiques.

Un lien entre taux de cortisone et mode de vie

Les hommes prendraient, en moyenne, plus de risque au niveau professionnel et sentimentale que les femmes, sauf chez celles présentant un taux important de testostérone. Les auteurs de l’étude ont remarqué que ce taux est plus élevé chez les femmes couche-tard/lève-tard. Pour confirmer leur hypothèse, Dario Maestripieri, professeur à l’Université de Chicago, et ses collègues, ont observé 110 hommes et 91 femmes, rapporte le magazine Time. Les chercheurs ont analysé des échantillons de salive prélevés sur les volontaires, qui ont en parallèle dû répondre à un questionnaire.

L’équipe du Pr Maestripieri a établi un lien entre taux de cortisone et taux de testostérone – souvent associés à des pics de stress et d’énergie – et une prise de risque accrue. Premier constat : les femmes noctambules ont des niveaux de cortisone comparables aux hommes lève-tôt. Deuxième conclusion : les oiseaux de nuit, qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes, auraient plus de relations sexuelles que les couche-tôt en raison, notamment, de ce niveau éleveur de cortisone, et leurs histoires amoureuses seraient généralement plus courtes que la moyenne.

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Damien Rigat